deux mondes
Lacan (Jacques) aurait prétendu que l'inconscient est structuré comme un langage. (Non, ce n'est pas qu'une astuce pour mettre tous les bon points du côté d'une thérapie fondée sur le langage...)
Et le langage serait structuré comme un corps, comme un tissu organique?
Le chrétien est dans le monde, comme l'âme est dans le corps. (Lettre à Diognète) Cette âme doit déjà avoir quelque chose de structuré comme le corps, pour y habiter. Les chrétiens sont d'un autre monde dans le monde. Le monde invisible est un autre monde, il est structuré, hiérarchisé comme un monde.
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Le monde chrétien se tient, invisiblement, mystérieusement, organiquement. C'est le fameux corps mystique (de l'Eglise, ou mieux: qu'est l'Eglise).
Un corps mystique ne se gère pas comme un cadavre... en ruptures, en morceaux, en étapes. Il peut y avoir des coups qu'on porte sur des parties de ce corps qui s'avèrent particulièrement affligeants (je ne dis pas mortels) pour tout ce corps. Et il peut y avoir le danger d'une dissolution de ce corps dans la solution d'acides concentrés de ce monde particulièrement corrosifs à ce corps.
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Quand notre évêque dit que nous ne sommes pas chrétiens pour nous-même, c'est bien dit. Mais il faudrait bien que cet "être pour les autres" ne nous empêche pas d'être chrétien. Il faut d'abord être chrétien, d'abord se ressourcer au Christ, avant de pouvoir prétendre le faire découvrir dans les coeurs des autres. Si le Christ n'est pas dans notre coeur, il n'est ni pour nous-même, ni pour qui que ce soit d'autre. Il ne va pas venir dans notre coeur à force de battre de la crème d'un label christique pour les autres. Il doit être pour nous un trésor avant de pouvoir être le trésor partagé.
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Quand l'évêque veut une église pauvre et accessible, ouverte et disponible, il faudrait veiller d'abord à être pauvre un par un et disponible un à un et ouvert l'un à l'autre avant de jouer une pauvreté et une simplicité collective... les collectivités chrétiennes avaient toujours le soin d'être plus riche que leurs individus. C'était une conséquence de leur ouverture, de leur pauvreté, de leur disponibilité, de leur détachement individuels.
L'étatisation des bâtiments et des meubles des églises, en France, ont fait perdre ce sens du bien commun, des trésors communs, et cela a des conséquences pour les bons soins des trésors liturgiques. On aimerait demander à l'Etat peut-être de mettre à nos dispositions des musiciens d'église, et de les payer. Mais surtout pas y contribuer par un travail un par un, un détachement, un investissement personnel un par un.
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Et le langage serait structuré comme un corps, comme un tissu organique?
Le chrétien est dans le monde, comme l'âme est dans le corps. (Lettre à Diognète) Cette âme doit déjà avoir quelque chose de structuré comme le corps, pour y habiter. Les chrétiens sont d'un autre monde dans le monde. Le monde invisible est un autre monde, il est structuré, hiérarchisé comme un monde.
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Le monde chrétien se tient, invisiblement, mystérieusement, organiquement. C'est le fameux corps mystique (de l'Eglise, ou mieux: qu'est l'Eglise).
Un corps mystique ne se gère pas comme un cadavre... en ruptures, en morceaux, en étapes. Il peut y avoir des coups qu'on porte sur des parties de ce corps qui s'avèrent particulièrement affligeants (je ne dis pas mortels) pour tout ce corps. Et il peut y avoir le danger d'une dissolution de ce corps dans la solution d'acides concentrés de ce monde particulièrement corrosifs à ce corps.
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Quand notre évêque dit que nous ne sommes pas chrétiens pour nous-même, c'est bien dit. Mais il faudrait bien que cet "être pour les autres" ne nous empêche pas d'être chrétien. Il faut d'abord être chrétien, d'abord se ressourcer au Christ, avant de pouvoir prétendre le faire découvrir dans les coeurs des autres. Si le Christ n'est pas dans notre coeur, il n'est ni pour nous-même, ni pour qui que ce soit d'autre. Il ne va pas venir dans notre coeur à force de battre de la crème d'un label christique pour les autres. Il doit être pour nous un trésor avant de pouvoir être le trésor partagé.
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Quand l'évêque veut une église pauvre et accessible, ouverte et disponible, il faudrait veiller d'abord à être pauvre un par un et disponible un à un et ouvert l'un à l'autre avant de jouer une pauvreté et une simplicité collective... les collectivités chrétiennes avaient toujours le soin d'être plus riche que leurs individus. C'était une conséquence de leur ouverture, de leur pauvreté, de leur disponibilité, de leur détachement individuels.
L'étatisation des bâtiments et des meubles des églises, en France, ont fait perdre ce sens du bien commun, des trésors communs, et cela a des conséquences pour les bons soins des trésors liturgiques. On aimerait demander à l'Etat peut-être de mettre à nos dispositions des musiciens d'église, et de les payer. Mais surtout pas y contribuer par un travail un par un, un détachement, un investissement personnel un par un.
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