concordat

Publié le par Jean von Roesgen

 Quand j'étais au séminaire du Luxembourg, la perspective de devenir -en tant que prêtre- fonctionnaire d'Etat m'a toujours fort gêné.

 Bien sûr qu'il ne faut pas exagérer la méfiance vis-à-vis des affaires publiques et qu'à priori il faut leur faire confiance et se soumettre, tant qu'ils ne contredisent pas nos valeurs (morales) et ne violent pas nos consciences.

 En même temps, un ouvrier payé pour son travail n'est pas la même chose qu'un ouvrier payé pour sa fonction. Il ne subit pas les mêmes tentations. Ce n'est pas le même statut. Ce n'est pas la même procuration de reconnaissance.

 Reste à dire qu'un fonctionnaire peut être bien plus saint et humble qu'un charlatan quêteur d'auditoire qu'il fait payer à l'entrée... ou à la sortie.

 Un bâtiment mis à la disposition et entretenu par l'Etat, un musicien mis à la disposition de l'Etat, même si cela se passe sous le contrôle de l'église (locale), n'est pas la même chose qu'un bâtiment qu'on aurait construit, nous, pratiquants, pour abriter nos pratiques, ou de la musique qui viendrait de notre travail individuel, mis en commun et donc collectif.

 Bach c'est battu pour avoir les moyens financiers pour produire sa musique. Il y a des fondateurs d'abbayes qui ont d'abord veillé à ce que leur fondation ait les revenus nécessaires pour survivre.

 Il y en a d'autres qui ont fait avec les moyens de bord, et qui ont fondé sur le partage de la pauvreté.

 Dans la maison du Père, il y a beaucoup d'habitations. Il ne faudrait en exclure aucune.

 Tous les chemins mènent à Rome. Il ne faudrait pas forcer toute le monde à prendre l'avion.
 
 Tous les chemins viennent de Rome. Il ne faudrait pas tous les couper par des douanes, maisons d'octroi et contrôle des papiers.
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Publié dans spiritualité

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