démissions (baptismale II)

Publié le par Jean von Roesgen

 J'aimerais enlever de cette remodulation de la commission d'Ecclesia Dei un soupçon de petit arrière-goût amère... Je ne veux pas entendre parler de règlement de compte. Je ne veux pas croire à une conjoncture et disjoncture politique, et j'espère que les institutions curiales s'en distancient. Le fonctionnement des cabinets ministériels qui règlent leurs scandales ou leurs dysfonctionnements avec la démission de dénommés responsables ne devrait pas être pris comme exemple, parce que, ayant rejeté notre identité déchue, celle qui dit: "C'est pas moi, c'est elle, c'est pas moi, c'est lui", normalement, a été dépassée par notre baptême.

 Ce fonctionnement ne sied pas pour des baptisés.

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 Je sais qu'il a cours dans certains presbytères où c'est toujours les autres et le mauvais monde, mais ce n'est pas édifiant du tout. Il n'y a pas mieux pour s'enfoncer dans l'erreur et dans le péché.

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 J'en profite pour défendre l'explication de Benoit XVI (Spes salvi) qu'à cause de la liberté de l'homme, la société idéale, juste, droite, parfaitement solidaire reste d'une certaine manière utopique, qu'elle est à refaire à tout moment et jamais (institutionnellement) acquise (ou acquérable) du soupçon de nous dire: Cela ne vaut donc pas la peine d'y travailler. Un peu comme on pourrait dire que ça ne vaut pas la peine d'éviter le péché, parce que, de toute façon, on (re)s(t)era toujours pécheur

 Ce qui entretien le péché, c'est de croire qu'on ne peut pas être sans péché et de croire qu'on est sans péché. La voie du salut se meut toujours entre le fait de reconnaître qu'on est (toujours) pécheur et qu'on pourrait (toujours) être sans péché.

 Ce qui vaut pour l'individu, vaut pour la société: La société juste, parfaite, sans péché est toujours tout à fait possible sans jamais être atteinte ou acquise...

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(Deutsch auf Anfrage.)


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Publié dans spiritualité

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