(dis)continuité herméneutique (baptismale I)
J'essaye d'expliquer à un ami qui projette de ne faire baptiser son fils que l'été prochain, qu'autrefois, c'était un péché grave de différer le baptême de ses enfants.
Je ne vois pas en quoi la gravité de cette négligence aurait d'ailleurs changée.
Il doit y avoir encore un de ces problèmes de (dis)continuité herméneutique...
Il faut bien mal connaître Jésus et bien se méfier de lui, pour argumenter que c'est aux enfants de choisir leur religion.
Telle n'était pas l'argumentation de cet ami d'ailleurs: Dans un an, son père qui est outremer viendra peut-être en France et il préfère que son père soit là pour la cérémonie. Il voit surtout le côté fête familiale je crois.
Autrefois (même s'il n' y a aucune raison de croire qu'il y ait quoi que ce soit de changé) on voyait le risque de voir son enfant païen mourir sans qu'il ait été soumis au salut de Jésus.
C'était grave de mourir païen. De mourir sans le secours de l'Église.
Aujourd'hui on doit croire à l'innocence des païens et bien moins en l'utilité ou l'efficacité des sacrements de l'Église.
On dira: Mais cet enfant qu'il ait deux jours ou deux ans, il sera toujours aussi innocent. Il n'aura rien fait de mal.
On n'ira pas au ciel parce qu'on n'a rien fait de mal, ni parce qu'on aurait fait plein de bien, mais on va au ciel, parce qu'on a revêtu le Christ, parce qu'on s'est renouvelé dans le Christ, parce qu'on a rejeté notre identité déchue et qu'on l'a remplacée par celle du Christ. Une des conséquences de ce renouvellement est de faire du bien et de ne pas faire du mal.
Je ne vois pas en quoi la gravité de cette négligence aurait d'ailleurs changée.
Il doit y avoir encore un de ces problèmes de (dis)continuité herméneutique...
Il faut bien mal connaître Jésus et bien se méfier de lui, pour argumenter que c'est aux enfants de choisir leur religion.
Telle n'était pas l'argumentation de cet ami d'ailleurs: Dans un an, son père qui est outremer viendra peut-être en France et il préfère que son père soit là pour la cérémonie. Il voit surtout le côté fête familiale je crois.
Autrefois (même s'il n' y a aucune raison de croire qu'il y ait quoi que ce soit de changé) on voyait le risque de voir son enfant païen mourir sans qu'il ait été soumis au salut de Jésus.
C'était grave de mourir païen. De mourir sans le secours de l'Église.
Aujourd'hui on doit croire à l'innocence des païens et bien moins en l'utilité ou l'efficacité des sacrements de l'Église.
On dira: Mais cet enfant qu'il ait deux jours ou deux ans, il sera toujours aussi innocent. Il n'aura rien fait de mal.
On n'ira pas au ciel parce qu'on n'a rien fait de mal, ni parce qu'on aurait fait plein de bien, mais on va au ciel, parce qu'on a revêtu le Christ, parce qu'on s'est renouvelé dans le Christ, parce qu'on a rejeté notre identité déchue et qu'on l'a remplacée par celle du Christ. Une des conséquences de ce renouvellement est de faire du bien et de ne pas faire du mal.
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