art as art II
Que voulaient nous dire ces peintres abstraits qui se réclamaient d'une peinture autoréférentielle, en disant: Ce n'est que les peintures qui peignent des peintures: La référence de nos peintures, c'est d'autres peintures, c'est une progression de peintures, c'est l'histoire de la peinture, et non pas la réalité. La question qui dérange cette peinture, c'est: Qu'est-ce que cela représente? (...de l'ordre de la réalité: paysage? nature morte? portrait?)
(A Lyon, de mon temps, aux beaux arts, on allait encore plus loin: Les procédés de peinture étaient la référence de nos peintures: La question qui dérangeait était: Qu'est-ce que tu nous montres? La vraie question était toujours: Mais comment as-tu fait?)
++++
On pourrait faire une analyse des drapés (plissures des vêtements) en iconographie orthodoxe: Comment, de copie en copie (on recopie des icônes sans se soucier de références dans la réalité, alors que pour le drapé, manifestement, il y en avait: les écritures (ombres) et les lumières qu'on pose sur l'aplat de couleur de base (proplasme) dans le cas du drapé peuvent être d'un réalisme fulgurant...) on perd tout sens du drapé, et tout le drapé devient un contresens tout plat...
Le travail du copieur, ne serait-ce pas tout aussi bien de rester conscient du devoir de rendre un drapé quand il copie la manière dont son originale l'a rendu?
Dans la transmission (tradition) (orale ou visuelle, manuelle ou tactile, scénique ou rubrique), il y a toujours des ajouts et des pertes.
Faire le tri entre les ajouts/pertes mortifères et les ajouts/pertes vivifiantes, voilà le travail de tout traditionaliste restaurateur. Voilà ce que se proposaient de faire les commissions liturgiques après le concile et qu'elles ont réussi avec plus ou moins de bonheur. (Parfois elles faisaient tout autre chose: s'inventant créateurs de toutes nouvelles choses... de choses toutes nouvelles... je croyais rêver ce matin à la messe, quand le célébrant a justifié le choix de prière eucharistique (je ne l'ai jamais entendu dire une autre) numéro II, d'après Hypolite, parce que c'est probablement celle qui est la plus proche de celle qu'a pu utiliser St Pierre de son temps... en latin, alors que nous, nous l'utiliserons en français bien sûr. Passe pour le latin (ce n'était pas plutôt en grec?). Je ne veux pas prétendre que la prière eucharistique II a été inventée de toute pièce, mais elle sent la magouille... ceci dit, je ne suis pas spécialiste dans la matière. N'empêche que l'autre jour je tombe -je ne sais plus sur quel site ou dans quel livre...(manque de références décidément) sur la manière dont son auteur (le Père Botte), homme hypercritique lui-même, aurait écarté toute critique à son travail...)
Le fait d'aller de copie en copie perdant l'originale peut être une piste d'inspiration tout aussi bien que de perdition (trahison). Il y a probablement toujours des deux.
(Le téléphone arabe peut avoir du bien... il dit plein de choses sur les participants, et en générale, il ne dit plus vraiment ce qui s'est disait en premier, tout au début, au départ... s'il arrive à la fin dire et tout son parcours, et ce dont on l'a chargé au début, c'est merveilleux, non?)
(A Lyon, de mon temps, aux beaux arts, on allait encore plus loin: Les procédés de peinture étaient la référence de nos peintures: La question qui dérangeait était: Qu'est-ce que tu nous montres? La vraie question était toujours: Mais comment as-tu fait?)
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On pourrait faire une analyse des drapés (plissures des vêtements) en iconographie orthodoxe: Comment, de copie en copie (on recopie des icônes sans se soucier de références dans la réalité, alors que pour le drapé, manifestement, il y en avait: les écritures (ombres) et les lumières qu'on pose sur l'aplat de couleur de base (proplasme) dans le cas du drapé peuvent être d'un réalisme fulgurant...) on perd tout sens du drapé, et tout le drapé devient un contresens tout plat...
Le travail du copieur, ne serait-ce pas tout aussi bien de rester conscient du devoir de rendre un drapé quand il copie la manière dont son originale l'a rendu?
Dans la transmission (tradition) (orale ou visuelle, manuelle ou tactile, scénique ou rubrique), il y a toujours des ajouts et des pertes.
Faire le tri entre les ajouts/pertes mortifères et les ajouts/pertes vivifiantes, voilà le travail de tout traditionaliste restaurateur. Voilà ce que se proposaient de faire les commissions liturgiques après le concile et qu'elles ont réussi avec plus ou moins de bonheur. (Parfois elles faisaient tout autre chose: s'inventant créateurs de toutes nouvelles choses... de choses toutes nouvelles... je croyais rêver ce matin à la messe, quand le célébrant a justifié le choix de prière eucharistique (je ne l'ai jamais entendu dire une autre) numéro II, d'après Hypolite, parce que c'est probablement celle qui est la plus proche de celle qu'a pu utiliser St Pierre de son temps... en latin, alors que nous, nous l'utiliserons en français bien sûr. Passe pour le latin (ce n'était pas plutôt en grec?). Je ne veux pas prétendre que la prière eucharistique II a été inventée de toute pièce, mais elle sent la magouille... ceci dit, je ne suis pas spécialiste dans la matière. N'empêche que l'autre jour je tombe -je ne sais plus sur quel site ou dans quel livre...(manque de références décidément) sur la manière dont son auteur (le Père Botte), homme hypercritique lui-même, aurait écarté toute critique à son travail...)
Le fait d'aller de copie en copie perdant l'originale peut être une piste d'inspiration tout aussi bien que de perdition (trahison). Il y a probablement toujours des deux.
(Le téléphone arabe peut avoir du bien... il dit plein de choses sur les participants, et en générale, il ne dit plus vraiment ce qui s'est disait en premier, tout au début, au départ... s'il arrive à la fin dire et tout son parcours, et ce dont on l'a chargé au début, c'est merveilleux, non?)
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