crédit/débit II

Publié le par Jean von Roesgen

 Pour sauvegarder le crédit de l'Eglise alors que nous la représentons, en tant que chrétiens, le seul moyen, c'est de mettre au clair à quel point elle nous dépasse, et ne peut pas se réduite à nos pauvres pertes de crédit.

 D'autant plus un curé prétend représenter à lui seul -avec ses idées, ses préférences, ses goûts personnels- l'Eglise, d'autant plus il met (faussement) en jeu le crédit de l'Eglise. Plus il s'efface devant (ou derrière) les vrais trésor de l'Eglise, (les idées du magistère, la pensée des dogmes, le goût de la liturgie avec ses chants propres, la préférence absolue pour le Christ, et en Lui, Dieu premier servi ...dans les autres) plus il risque de profiter lui-même de ces crédits inestimables, et d'en faire profiter les autres sans les gaspiller.

 Plus le chrétien se sait (et se montre) débiteur des crédits de l'Eglise, moins il leur porte atteinte. Les crédits de l'Eglise augmentent et fournissent ses trésors à mesure que nous en vivons. Et ils se perdent à mesure que nous les refusons et plaçons nos pauvres moyens et limites personnelles à leur place... en faisant croire que c'est ça l'Eglise: Le dernier cantique trouvé dans un magazine jetable.

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 Hier, en lisant un article très critique envers Erasme, (je ne donnerai pas le lien, parce que cet article me semble parfaitement injuste envers le concile et nos papes), je me suis dit que notre seule immortalité, c'est notre participation à l'immortalité du Christ. Nous n'avons aucune part aux immortalités païennes de ce monde: Vies de renommée posthumes. Mais nous sommes immortels dans le Christ à mesure d'avoir participé à sa vie et à sa mort.
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Publié dans spiritualité

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