Trinité
On dit bien que le verbe s(')e(st) fait chair, et que cette chair c(')e(st) fait pain. (Je l'ai encore entendu ce matin au moment du sermon...). Mais il ne faut pas en conclure que la divinité de Jésus se change en humanité, et que le corps de son humanité se change en pain. Il ne s'agit bien moins encore de panification que d'incarnation.
Déjà pour l'incarnation, le symbole dit de St Athanase (Quicumque vult) est très clair: "...unus est Christus: Unus autem non conversione divinitatis in carnem, sed assumptione humanitatis in Deum." (Vous trouverez une traduction française au lien indiqué...)
On pourrait paraphraser: "Eucharistia vere est Christus... non conversione humanitatis in panem, sed transsubstantiatione (?) panis in corporem Christi." (L'Eucharistie est vraiment le corps du Christ... nos pas parce que son humanité se transformerait en pain, mais parce que le pain se transubstancie en son corps...)
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C'est remarquable que par ce qui se distingue dans la Trinité, Jésus ne se distingue pas: Trois personnes au niveau de la Trinité, mais une seule personne au niveau de Jésus. Et par ce qui ne se distingue pas dans la Trinité, Jésus se distingue: Une seule substance au niveau de la Trinité (moins bien formulé, mais j'ai l'impression que c'est tout aussi orthodoxe: une seule nature (divine) au niveau de la Trinité), et deux natures au niveau de Jésus (je pense que ces deux natures impliquent deux substances: la substance divine engendrée, non pas créée, et la substance humaine qui prend chair dans le sein de la très Sainte Vierge Marie...)... et en même temps, le lien entre ces deux natures est tel qu'on a totalement perdu l'habitude de penser les relations: distinctes sans être séparées. Non confondues, mais intimement liées.
Je dis qu'on a totalement perdu l'habitude de telles distinctions subtiles, si je pense à l'histoire de la séparation de l'Eglise et de l'état. (Peu importe que ce soit au niveau du Vatican et de la question de sa place en Italie, au 19e siècle, ou au niveau des états modernes monarchiques (Autriche) ou démocratiques (Allemagne, France) avec leurs concordats...) On peut tout aussi bien penser au mal du siècle pour ce qui est de l'articulation de la vie naturelle et de la vie surnaturelle, de la nature et de la grâce...
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En même temps, ce matin, en nageant, je me suis demandé si finalement les miracles (ce qui échappe avantageusement à notre appréhension de la logique des choses) ne sont pas les seules preuves de l'existence de Dieu (qui sinon peut toujours être réduit à une projection de notre maîtrise de la logique des choses ...qui projette un maître rationnel et original pour tous ces ordres (tout cet ordre)). Dieu n'est pas qu'à l'image de l'homme.
Parfois c'est dans la brisure de l'image que Dieu se revèle. La cruxifiction en est une preuve éclatante.
Déjà pour l'incarnation, le symbole dit de St Athanase (Quicumque vult) est très clair: "...unus est Christus: Unus autem non conversione divinitatis in carnem, sed assumptione humanitatis in Deum." (Vous trouverez une traduction française au lien indiqué...)
On pourrait paraphraser: "Eucharistia vere est Christus... non conversione humanitatis in panem, sed transsubstantiatione (?) panis in corporem Christi." (L'Eucharistie est vraiment le corps du Christ... nos pas parce que son humanité se transformerait en pain, mais parce que le pain se transubstancie en son corps...)
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C'est remarquable que par ce qui se distingue dans la Trinité, Jésus ne se distingue pas: Trois personnes au niveau de la Trinité, mais une seule personne au niveau de Jésus. Et par ce qui ne se distingue pas dans la Trinité, Jésus se distingue: Une seule substance au niveau de la Trinité (moins bien formulé, mais j'ai l'impression que c'est tout aussi orthodoxe: une seule nature (divine) au niveau de la Trinité), et deux natures au niveau de Jésus (je pense que ces deux natures impliquent deux substances: la substance divine engendrée, non pas créée, et la substance humaine qui prend chair dans le sein de la très Sainte Vierge Marie...)... et en même temps, le lien entre ces deux natures est tel qu'on a totalement perdu l'habitude de penser les relations: distinctes sans être séparées. Non confondues, mais intimement liées.
Je dis qu'on a totalement perdu l'habitude de telles distinctions subtiles, si je pense à l'histoire de la séparation de l'Eglise et de l'état. (Peu importe que ce soit au niveau du Vatican et de la question de sa place en Italie, au 19e siècle, ou au niveau des états modernes monarchiques (Autriche) ou démocratiques (Allemagne, France) avec leurs concordats...) On peut tout aussi bien penser au mal du siècle pour ce qui est de l'articulation de la vie naturelle et de la vie surnaturelle, de la nature et de la grâce...
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En même temps, ce matin, en nageant, je me suis demandé si finalement les miracles (ce qui échappe avantageusement à notre appréhension de la logique des choses) ne sont pas les seules preuves de l'existence de Dieu (qui sinon peut toujours être réduit à une projection de notre maîtrise de la logique des choses ...qui projette un maître rationnel et original pour tous ces ordres (tout cet ordre)). Dieu n'est pas qu'à l'image de l'homme.
Parfois c'est dans la brisure de l'image que Dieu se revèle. La cruxifiction en est une preuve éclatante.
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