Rocamadour VII

Publié le par Jean von Roesgen

 Ce qui posait problème dans le moralisme mou à trois sous du sermon endurant de hier matin?

 Il nous disait que c'est l'Esprit de Jésus qui seul peut purifier nos idées, nos préjugés, nos idoles, nos piétés qui peuvent se leurrer et se tromper d'adresse ou d'origine, au risque de prendre nos idoles pour des icônes, nos préjugés pour des rubriques, nos rêves pour des réalités... qu'il faut se méfier de ces conditionnels: Si l'Eglise était ceci ou cela, si j'étais si j'avais... on pourrait, on ferait... Qu'il faut vivre à l'indicatif présent.

 Bien dit, tout ça, oui. Mais si j'essaye de l'appliquer à ce qu'il a infligé à la paroisse de Lacapelle dont il a découragé toute conformation liturgique, tout arrangement du chant, dont il sabote assez égo-centriquement (je suis la référence musicale) l'apport des autres musiciens (je suis le grand musicien), je dois me dire que le prône de l'indicatif présent ne peut pas non plus se résigner au fait d'enfoncer les incompétents dans leur incompétence, les indigents dans leur indigence (musicale), (pour mieux briller par ses propres compétences?), de laisser une situation pastorale, catéchitique et liturgique dans son marasme...
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Publié dans spiritualité

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