missel étranger
Le célébrant, qui avait un faible prononcé pour les prières formulées librement, pour des oraisons et des prières eucharistiques apocryphes, célébrait tous les matins en allemand. C'était un allemand d'origine d'ailleurs dans ce pays bilingue.
Quel n'était mon étonnement, en ramenant les livres de l'autel à la sacristie, après la messe, d'avoir à ranger un missel français:
"Celui-là, vous le mettez pour faire beau?"
-"Nonon, je m'en sers... j'aime bien m'inspirer des oraisons du missel français... les oraisons du missel allemand sont en générale tellement moches..."
-"Ce n'est pas le problème des traductions vernaculaires? Elles ne vieillissent pas très bien. Ni celles du missel français d'ailleurs..."
Peut-être qu'il a raison dans un sens (qui l'arrange): les traductions françaises sont beaucoup moins fidèles, dès le commencement, et beaucoup plus enjolivantes (et d'après mon avis d'autant plus attachées à l'esprit de leur époque, et donc elles vieillissent d'autant plus drôlement)... mais je ne suis pas sûr qu'il trouverait les traductions françaises toujours plus réussies que celles du missel allemand, une fois qu'il connaîtrait vraiment la langue français pour y avoir habité et vécu, baigné au jour le jour, d'année en année...
Quel n'était mon étonnement, en ramenant les livres de l'autel à la sacristie, après la messe, d'avoir à ranger un missel français:
"Celui-là, vous le mettez pour faire beau?"
-"Nonon, je m'en sers... j'aime bien m'inspirer des oraisons du missel français... les oraisons du missel allemand sont en générale tellement moches..."
-"Ce n'est pas le problème des traductions vernaculaires? Elles ne vieillissent pas très bien. Ni celles du missel français d'ailleurs..."
Peut-être qu'il a raison dans un sens (qui l'arrange): les traductions françaises sont beaucoup moins fidèles, dès le commencement, et beaucoup plus enjolivantes (et d'après mon avis d'autant plus attachées à l'esprit de leur époque, et donc elles vieillissent d'autant plus drôlement)... mais je ne suis pas sûr qu'il trouverait les traductions françaises toujours plus réussies que celles du missel allemand, une fois qu'il connaîtrait vraiment la langue français pour y avoir habité et vécu, baigné au jour le jour, d'année en année...
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