interêtâtons

Publié le par Jean von Roesgen

 (Je tâtonne, il ne faut pas donner plus de valeur que ça à mes intuitions économiques...)

 Et si l'Eglise avait eu raison de permettre les prêts à interêts? Sans en faire une obligation pour autant, et en maintenant une certaine méfiance envers l'argent qui produit de l'argent, l'argent qui engendre, qui enfante de l'argent... en veillant à une différenciation: Le côté positif d'un prêt, en ce qu'il engendre comme vie sociale, en encouragement, en confiance, en tissus à caractère carrément charitable. Le côté abusif de certains traîtements de l'argent comme une idôle: l'argent qui peut tout, l'argent qui force, qui met sous pression, l'argent qui exploite, l'argent qui fait souffrir...

 Le problème des "sur-primes", n'était-ce pas un problème d'idôlatrie? Prendre des dérivés de représentants, des rapports de représentants pour des vérités, des réalités... prendre des rapports de représentations de biens (immobiliers que souvent on empêchait de faire fructifier, pour les garder le plus spéculatifs possible) pour des biens...

 Je suis convaincu que l'Eglise a bien fait de permettre le prêt à taux d'interêts, mais comme toute permission, celle-ci a pu favoriser des abus... "in dubito pro abstinentia": Elle a bien fait de l'interdire au moindre doute d'abus et d'idôlatrie (Jésus dit bien qu'on ne peut pas servir l'argent comme on sert Dieu, et on peut ajouter qu'on ne peut pas travailler l'argent, comme on travaille la terre)... et elle fait bien de préciser et d'avertir une fois qu'elle le permet, sous qu'elle condition, à condition de ne pas aller à l'encontre de la charité et du bien commun...

++++

 Un peu comme elle a permis le vernaculaire, faisant confiance à ses enfants qu'ils en feraient un bon usage, ne se doutant en rien que ces enfants n'étaient pas mûrs, et qu'ils allaient transformer, dans la pratique, cette permission de langues courantes en interdit de sa propre langue sacrée...
Publicité

Publié dans spiritualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article