de la tête au corps...

Publié le par Jean von Roesgen

 Il n'y a aucun doute que le célébrant de l'autre jour, du type de prêtre (actuellement octogénaire) en baskets et chemise carrée, croit fermement dans la présence réelle (il déplore à la fin de la messe que le temps d'adoration qui suit normalement cette messe soit un peu court). Mais quand il distribue la communion avec une désinvolture, une non-chalence, une absence, d'un esprit distrait et automatique, on dirait le contraire... Il n'arrive pas à faire passer, il n'arrive pas à communiquer sa conviction dans ces gestes, dans son corps, et finalement à ceux auxquels il est sensé la distribuer, au corps de l'Eglise.

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 C'est un prêtre du "mental" pour reprendre le mot fourre-tout reproche de certaines psychologies parfois à trois sous qui néanmoins cachent une vérité qui me fait penser à ce que (il ya 20 ans) je disais -à l'étonnement de la thérapeute- en psychanalyse: "Il faut que la tête soit baptisée dans le corps. Il faut baptiser la tête dans le corps. La tête doit passer par son baptême dans le corps."

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 L'incarnation sacerdotale, le passage de ses convicitions dans son corps gestuel, son corps liturgique, son corps célébrant, son corps chantant et psalmodiant est une des conditions pour l'incarnation de son message dans le corps de l'Eglise.

 Rien d'étonnant que le célébrant en question, en chant, a toujours préféré les petits refrains catéchitiques (rachitiques).

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Publié dans spiritualité

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