dam(n)ins III

Publié le par Jean von Roesgen

 Auch ich war ein schöner Säugling, und ein Kleinkind zum Knuddeln lieb: Platinblond gelockt, leicht gebraünt und braunäugig. Meine Mutter bezeichnete mich als ihren Schuck. Anhängsel.
 Um erwachsen zu werden, gilt es, sich aus dem Schmuckkästchen seiner Mutter zu befreien. (Traduction à la fin)

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 Comme il faut sortir du ventre de sa mère, et se libérer des bras de sa mère, pour mener une vie adulte, il faut, pour avoir part à la vraie vie, sortir du ventre de la terre et se libérer des bras de ce monde.

 L'évangéliste du jour avait raison de mentionner la mère de Jacques et Jean dans leur demande de part (et d'autre) au Royaume de Jésus. Cette demande est une prolongation directe des désirs d'une mère.

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 On met du temps, et on mène un dur combat pour ne pas rester attaché à des intuitions personnelles qu'on a pris pour des coups de génie, et dont on a fait ses petites habitudes. C'est un dur travail, que de ne plus être amoureux de ses idées, trouvailles et intuitions, de s'en détacher et de s'en défaire.

 Avant d'avoir lu (PGMR 305) (et compris, un an après la lecture seulement) au sujet de la floraison de l'autel,  qu'il vaut mieux disposer les fleurs autour de l'autel, près de l'autel, que sur la table, je me faisais un plaisir de gamin de composer des beaux, gros bouquets au pied de l'autel (là où le célébrant ferait bien de se tenir), et,  en miniature de ce bouquet, un petit bouquet sur l'autel. L'art consistait à harmoniser les deux. Et j'étais amoureux de ces trouvailles.

 Maintenant, il faut aussi savoir y renoncer...

 Notre évêque a la particularité de prendre l'hostie, au moment de la consécration entre l'index et le médium. Il la pince par le milieu de ses mains, au lieu de la prendre entre le pouce et l'index. Est-ce pour signifier la victoire (c'est les deux doigts avec lesquels ont signe un V comme victoire) de la résurrection du Christ? Est-ce pour ne pas se servir des mêmes (endroits de) doigts dont il se sert pour prendre ou faire des choses plus ordinaires, ou des choses tellement ordinaires qu'il pourrait en avoir honte? (Au contraire, le contacte avec le Christ pourrait contribuer à sanctifier toutes les actions les plus ordinaires de ses doigts...)

 Belle trouvaille. Parfaitement a-liturgique. Il doit en être amoureux, le pauvre... a moins qu'il n'ait un problème aux doigts qui l'empèche de la prendre normalement... dans ce cas, ce serait autre chose...

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 Moi aussi, j'étais un beau bébé, blond-blé, frisé, une vraie petite poupée à dorloter quand j'étais petit. Ma mère m'appelait son bijou. Pour devenir adulte, il faut sortir de l'écrin de sa mère.




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Publié dans spiritualité

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