damins II

Publié le par Jean von Roesgen

  Les damnés, ce sont ceux qui se condamnent aux vices parce qu'ils se croyaient obligés de se libérer de leurs vertus. Nous nous (con)damnons aux vices pour être libéré des vertus.

 En fait, ce sont ceux qui ne croient pas que les vertus libèrent, qui se condamnent aux vices. Ce sont ceux qui prennent les vices pour des libérations, qui refusent les vertus.

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 Cela fait penser à ceux qui ont quitté la campagne pour les villes. Peu nombreux sont ceux qui auront échangé leur chaumière contre une belle maison, et leur travail au champs contre des loisirs de salon. Ceux qui ont changé leur champs contre des mines et leur chaumière contre une ou deux piècettes d'un gros immeuble étaient bien plus nombreux que les autres...

 Ceux qui ont quitté les contraintes rurales sont pratiquement tous tombés dans des aliénations urbaines bien pires. Y compris les dirigeants.

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 C'est possible que le grand libre échange mondial (pour ceux qui ont les sous) des produits alimentaires ait mis fin à une disette par-ci et une disette rurale par là (il suffisait d'être à plus de 100 km d'un pays qui n'a pas subi le même fléau de mauvaise récolte pour crever de faim)... vu globalement, ce n'est même pas vrai: Nous mangeons des produits de pays qui ont faim, et nous nous habillons de fibres qui poussent sur des champs arrosés avec des eaux qui seraient nécessaires à l'alimentation des gens du pays. D'autre part, si de tels transports seraient peut-être intéressants en cas de besoin, pourquoi les entretenir à longueur d'années alors qu'il n'en est pas besoin...? Juste pour les entretenir?

 Le chocolat et le café font parties des caprices des damnins.

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(Dam(n)ins III)
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Publié dans spiritualité

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