Temps passés III
N'importe quelle tradition (même celle qui ne date que de 4 ou 5 décénnies) doit supporter le regard du Christ, c'est à dire regarder en face ce qu'elle fait au plus petit de ses frères et soeurs, voir si elle libère les esclaves, si elle humanise, si elle convertit, si elle procure et transmet la vie éternelle, si elle participe effectivement et pleinement au bien commun universel et atemporel, au droit et à la justice sociale, et à la communion des saints.
La tradition latine ne supportait surtout plus le regard des émancipés de la modernité, qui prétendaient (vouloir tout) comprendre... la tradition de la morale supportait encore moins la libération sexuelle qui re(de)venait (à) un esclavage de ce qu'autrefois on nommait péché. La tradition liturgique ne supportait plus les revendications de ceux que les rubriques étouffaient, parce qu'ils n'arrivaient plus à se couler dans ces moules.
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La question est vraiment là: Si des moules qui libèrent ne sont plus acceptés comme des moules liberatrices, faut il accepter les libérations sans moule comme nouvelles moules?
Peut-on, du coup, accepter dans son échantillonage des anciennes moules, au même titre que ces nouveaux moules?
Les anciens moules accuseront toujours les nouveaux moules de non-moule de ne pas vraiment être des moules...
++++
Si le chant grégorien ne porte plus la libération, si les croyants n'arrivent plus à trouver leur respiration, leur rythme, leur vie dans ce chant, faut-il prendre les chants de leur vie pour en faire leur musique religieuse?
Du coup, le chant gégorien ne peut pas rester là et être toléré comme un chant parmi d'autres... parce que de lui-même il accusera les autres chants de leur non-religieusité.
++++
Je sais que le latin porte mon évangelisation et mon initiation dans le mystère du Christ à un tout autre niveau, d'une toute autre manière de combien plus complète et plus intensive qu'une autre langue. Je sais que cette langue a porté l'évangélisation de siècles, de générations, de peuplades...
Je sais qu'il n'y rien de comparable entre la manière dont le chant grégorien nourrit et porte ma foi, et la manière dont les cantiques vernaculaires narguent ma foi.
Avec tout mon respect pour la musique classique, contemporaine et populaire (mille fois plus respectable déjà que le langage musical de nos cantiques à trois sous), le langage musical modale est beaucoup plus nourrissant, beaucoup plus instructif, beaucoup plus évocateur, beaucoup plus communiquant que le langage muisicale se basant sur les modes majeurs, mineurs, et leurs jeux de transpositions par basculement de dominantes et de toniques moyennant leurs sensibles.
++++
Bien sûr que même la tradition du concile de Trente doit supporter et endurer le regard du Christ et prendre ses responsabilités, et se convertir sans arrêt à plus de justice, plus de paix, plus de joie, car le Royaume de Dieu est tout proche. Bien sûr qu'elle na pas le droit d'exclure personne, mais elle n'a pas plus le droit que n'importe quelle tradition, de ne plus libérer le pécheur de son péché, le monde de ses faux langages, de ses mensonges, de ses aveuglements.
Aucune tradition n'a le droit de perdre de vue ni l'individu, ni la totalité des individus dans la création mondiale. La modernité ne voit plus que l'individu (mis à part les modernités faschistes qui individualisent des regroupements sociaux ou raciaux) et perd totalement de vue la responsabilité globale (au-delà de notre génération, au-delà de nos cultures, au-delà de nos frontières). La tradition la plus étroitement romaine et latine et catholique n'a jamais été aussi aveugle que l'adoption sans discernement de l'idéologie du subjectivisme moderne sur ces vues générales, ouvertes, ouvrantes...
Cette prétendue ouverture du monde moderne est une ouverture au nombril.
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La tradition latine ne supportait surtout plus le regard des émancipés de la modernité, qui prétendaient (vouloir tout) comprendre... la tradition de la morale supportait encore moins la libération sexuelle qui re(de)venait (à) un esclavage de ce qu'autrefois on nommait péché. La tradition liturgique ne supportait plus les revendications de ceux que les rubriques étouffaient, parce qu'ils n'arrivaient plus à se couler dans ces moules.
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La question est vraiment là: Si des moules qui libèrent ne sont plus acceptés comme des moules liberatrices, faut il accepter les libérations sans moule comme nouvelles moules?
Peut-on, du coup, accepter dans son échantillonage des anciennes moules, au même titre que ces nouveaux moules?
Les anciens moules accuseront toujours les nouveaux moules de non-moule de ne pas vraiment être des moules...
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Si le chant grégorien ne porte plus la libération, si les croyants n'arrivent plus à trouver leur respiration, leur rythme, leur vie dans ce chant, faut-il prendre les chants de leur vie pour en faire leur musique religieuse?
Du coup, le chant gégorien ne peut pas rester là et être toléré comme un chant parmi d'autres... parce que de lui-même il accusera les autres chants de leur non-religieusité.
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Je sais que le latin porte mon évangelisation et mon initiation dans le mystère du Christ à un tout autre niveau, d'une toute autre manière de combien plus complète et plus intensive qu'une autre langue. Je sais que cette langue a porté l'évangélisation de siècles, de générations, de peuplades...
Je sais qu'il n'y rien de comparable entre la manière dont le chant grégorien nourrit et porte ma foi, et la manière dont les cantiques vernaculaires narguent ma foi.
Avec tout mon respect pour la musique classique, contemporaine et populaire (mille fois plus respectable déjà que le langage musical de nos cantiques à trois sous), le langage musical modale est beaucoup plus nourrissant, beaucoup plus instructif, beaucoup plus évocateur, beaucoup plus communiquant que le langage muisicale se basant sur les modes majeurs, mineurs, et leurs jeux de transpositions par basculement de dominantes et de toniques moyennant leurs sensibles.
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Bien sûr que même la tradition du concile de Trente doit supporter et endurer le regard du Christ et prendre ses responsabilités, et se convertir sans arrêt à plus de justice, plus de paix, plus de joie, car le Royaume de Dieu est tout proche. Bien sûr qu'elle na pas le droit d'exclure personne, mais elle n'a pas plus le droit que n'importe quelle tradition, de ne plus libérer le pécheur de son péché, le monde de ses faux langages, de ses mensonges, de ses aveuglements.
Aucune tradition n'a le droit de perdre de vue ni l'individu, ni la totalité des individus dans la création mondiale. La modernité ne voit plus que l'individu (mis à part les modernités faschistes qui individualisent des regroupements sociaux ou raciaux) et perd totalement de vue la responsabilité globale (au-delà de notre génération, au-delà de nos cultures, au-delà de nos frontières). La tradition la plus étroitement romaine et latine et catholique n'a jamais été aussi aveugle que l'adoption sans discernement de l'idéologie du subjectivisme moderne sur ces vues générales, ouvertes, ouvrantes...
Cette prétendue ouverture du monde moderne est une ouverture au nombril.
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