Différences

Publié le par Jean von Roesgen

 On peut toujours (essayer de) pousser ou d'atténuer les différences entre les deux formes du rite romain.
 Après le concile, on a tout fait -du côté des célébrations "dans le vent" et "en marche"- pour accentuer des différences, là où il n'y en avait pas, là où elles n'étaient même pas prévues: Evaquer tout latin, tout chant grégorien. Tourner les autels. Casser les bancs de communion, imposer la communion sur la main, démolir les chairs de prédication.
 Les traditionnalistes, eux peuvent eux aussi pousser les différences: Mettre le plus de dentelles possibles. Choisir les ornements les plus baroques possible, interpréter le chant grégorien le plus vieillotement possible, choisir un ou deux cantiques populaires les plus démodés possible (Le voici l'agneau si doux...)... Couper le Sanctus en deux, pour chanter le Benedictus après la consécration (*). Etc...
 Tant qu'on pousse les différences, on ne travaille pas dans le sens d'une harmonisation des deux formùes du même rites et dans le sens d'une interprétation et application traditionelle du concile.

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(*En même temps, même aux messes sous la forme ordinaire, il serait plutôt indiqué de chanter le Benedictus après la consécration (en guise d'anamnèse surement moins cucu que certains textes avec certaines mélodies qu'on peut y entendre parfois) dans le cas de certaines grandes messes chantées ou le Benedictus est d'un tout autre style que le Sanctus et qu'il s'étale sur des longueurs qui sinon obligent le célébrant d'aller s'asseoir avant de reprendre le canon...)
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Publié dans liturgie

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Q
Merci de l'information, je viens de récupérer l'article.<br /> <br /> Un lien sur les églises contemporaines, avec photos :<br /> http://www.newliturgicalmovement.org/2009/02/contemporary-but-traditional-church.html
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J
<br /> Et oui... de goûts et des couleurs... Ces églises modernes conformes à l'auteur de cet article datent malgré tout (et sont très connotées) années 30/50... Je ne suis pas contre, mais on ne va pas<br /> imiter les années trente, sauf si on veut faire du néo-trente. Pourquoi pas. Ce serait un choix.<br /> <br /> <br />
Q
Me revoilà encore !<br /> <br /> En y réfléchissant bien, on se demande comment un rite de 40 ans d'âge peut faire le poids face à un rite d'au moins 400 ans (si on considère le Concile de Trente comme un point de référence), fruit d'une croissance organique.<br /> Mais le mal est fait. Les nouvelles églises sont même construites de telle façon que l'on ne puisse pas célébrer versus ad orientem.<br /> <br /> Pendant que j'y pense, j'ai trouvé un article qui va vous intéresser, et qui va dans le sens de vos réflexions sur l'Office Divin. Vous m'en direz des nouvelles.<br /> <br /> http://www.daoudal-hebdo.info/Conferences/Entrees/2008/8/5_Les_Psaumes.html
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J
<br /> Un rite de 40 ans peut faire le poids s'il ne rompt pas avec le rite de 400 ans. 440 vaut toujours autant que les 400 + 40 ans de la forme extraordinaire du rite romain... Et même, avec un peu de<br /> savoir faire et un peu d eculture liturgique, je crois qu'on peut plus facilement ajouter des années encore à la forme ordinaire (pas pour le moment, mais après la sage reforme de la reforme),<br /> qu'on ne peut moins facilement à la forme extraordinaire. Les nouvelles églises supporteront bien mieux quelques remaniements que ne les supportaient les anciennes quand on y a fait tout ce<br /> dégagat.<br /> J'irai donc voir votre renvoi.<br /> <br />  ++++<br /> <br />  Je n'ai pas tout lu. Mais c'est vrai, ce qu'il dit: Pourquoi avoir privé le psautier de ses exorcismes?  Pour la répartition sur 4 semaines: Pourquoi ce nivellement par le bas obligé<br /> pour tous?  (Voir m'excellent article de Laszlo Dobszay sur la question http://www.musicasacra.com/ )<br /> <br /> ++++<br /> <br /> <br />