In/compréhensions

Publié le par Jean von Roesgen

 Parfois j'ai l'impression que dans le chant grégorien, tout pousse de l'incompréhension à la compréhension: On part d'un langage musical peut-être, d'une langue surement qu'on ne comprend pas, de textes d'un livre qu'on ne comprend pas très bien (allé, ne nous faisons pas d'illusion: Pourquoi on comprendrait mieux que les disciples? Les chemins du Seigneur sont toujours aussi éloignés de ceux des hommes que le ciel de la terre...), et tout se clarifie, tout se comunique, tous se comprend dans l'exécution et l'application.
 Alors que dans les cantiques populaires, vernaculaires, j'ai souvent l'impression que tout pousse de la compréhension à l'incompréhension: On part d'une langue archiconnue, d'un texte au plus banal possible, d'un langage musical qui court les rues pour en arriver à des déformations dans l'exécution par l'assemblée, une application dans les systèmes de sonorifocation qui enlève toute compréhension.
Publicité

Publié dans liturgie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article