Organ III

Publié le par Jean von Roesgen

 On n'a jamais vu de chenille refuser le cocon pour devenir papillon.

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 Jésus n'a pas passé sa vie en papillon. Il y a eu des moments de papillonage, sa fugue/perte au temple, étant enfant... et puis il y a des moments comme celui de la transfiguration... mais il passe aussi de longs moments et même de longues années dans des cocons, ou en état de chenille: Sa vie cachée à Nazareth. Des nuits de prières passées au désert...

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 S'imaginer être ou devenir papillon juste parce qu'on refuse de ramper ou de s'immobiliser comme une chenille ou comme un cocon... voilà un des drames d'un certain esprit "évangélique" ou "du concile".

 Le papillon ne peut pas refuser les cocons d'immobilisme de la tradition et les lenteurs chenilliques de cette tradition...

 C'est la tradition, et il n'y a que les chenilles et les cocons de la tradition qui se métamorphosent (par moments, en amorce, par grâce et par anticipation.. par participation à la résurrection du Christ, mais définitivement seulement une fois dépassé cette vie) en papillon.

 Les cadres, les lois, les rubriques, les voeux, les engagements, les contraintes (ces aliénations quoi) sont les conditions (sine qua non) de la liberté, d'une vraie liberté.

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 La pauvre mais noble simplicité des chenilles du chant grégorien sont la base de ses épanouissements, de ses élans, de ses exaltations... de ses papillons jubilatoires. La réduction de la palette de ses couleurs est la base de ses éclat(ment)s de couleur.

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Publié dans spiritualité

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