Eiweissunter/ueberschuss.

Publié le par Jean von Roesgen

"Wo nehmen Sie denn Ihr Eiweiss her?" fragte mich über Tisch der Regens im trierer Piesterseminar, da ich doch kein Fleisch ass.
Leider war ich nicht schlagfertig genug, ihm zu erwiddern:
"Wo Sie Ihren Eiweissüberschuss hintun, das sieht man ja..."
Er trug nämlich einen kleinen runden doch recht stattlichen Bauch vor sich.

"D'où vous procurez-vous vos protéines?" me demandait à table le supérieur du séminaire de Trêves, vu que je ne mangeais pas de viande. Malheureusement je n'avais pas ma langue assez bien pendue pour répliquer:
"Par contre, on ne voit que trop où vous, vous entreposez vos excédents de protéines." Il portait un joli petit ventre bien rond.

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 L'autre jour ("Nos enfants nous accuseront", un film où l'image de l'église est ce qu'elle est -des enfants agitant des foulards, un très brave curé âgé qui fait tout pour ne pas se démarquer-, et le chant générique chanté par les enfants est d'une qualité anorganique, en strates, cristallisé et (dé)minéralisé comme un sol mal exploîté...), on me rappelle qu'on a besoin de beaucoup plus d'aliments (d'origine végétales: céréales, herbes, légumes...) pour nourrir des animaux qui servent à l'alimentation (fromages, viandes), que de consommer directement ces aliments de base.

 La boutade de cet ouvrier agricole luxembourgeois est d'un luxe scandaleux: "Je ne mange pas de pommes de terre. Les pommes de terre, c'est bon pour les cochons. Et moi je mangerai le cochon." ("De Fraass (c'était son surnom: le goinfre) ësst kaeng Gromperen. D'Schwaïn friessen d'Gromperen, an de Fraass ësst d'Schwaïn.")

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 Dire que l'Eglise a(vait) les remèdes à plein d'errances modernes, et qu'elle les a bazardés quand on en avait le plus besoin. Le végétarisme de pratiquement toutes les règles monastiques. Les jeûnes et abstinences. L'interdit d'intérêts. Le souci d'autarcie (ne pas obliger les aliments de faire trois fois le tour du monde avant de finir dans nos assiettes...)...

 S'il y a une institution qui aurait bien fait de résister bien plus encore aux dérives des modes (les idôlatries du modernisme ne sont pas plus rationnels que ça), c'est bien l'Eglise.

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Publié dans spiritualité

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