Pâque rationnalisée?
Il y a un paragraphe (mis sous condition irréalisable il est vrai) des décrets sur la liturgie du concile où les pères du concile se sont risqué dans une euphorie usurpante de leur réunion unanime: Croire pouvoir dispenser la fête de la Pâque du Seigneur de son intégration dans l'articulation entre le cycle lunaire et le cycle solaire.
Heureusement que la condition est irréalisable: là, on peut faire confiance qu'il restera toujours au moins une église qui garde un peu de bon sens et qui s'opposera à cartaracarter cette date, et par charité solidaire, les autres voudront bien la suivre -j'espère-...
Fixer la date de Pâques. Quelle idée. Et pourquoi ne pas décimaliser les semaines? Et établir des plans liturgiques et pastoraux quinquénals?
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Il y a de quoi se méprendre sur l'articulation entre la création et sa recréation (rédemption): Dieu est l'être le plus libre dans les contraintes de sa création: sa liberté en découle.
Marie dit d'abord: Comment cela pourra se faire... (ordre de la création), avant de laisser Dieu faire son oeuvre d'ombrage. Jésus dit: Donnez leur le pain que vous avez, avant qu'il ne se multiplie.
Quand les temps furent accomplis, ce sont les temps de la création, avec cette lune et ce soleil qui ont les cycles qu'ils ont. Dieu écrit son histoire sainte dans ce cadre, et pas dans un cadre rationnel, mental, arithmétique... antropomorphique d'abstractions cérébrales.
La perfection de Dieu n'est pas de l'ordre de celle des hommes. Elle est organique.
L'homme est à cette image de Dieu. Et Dieu n'est pas à l'image rationnelle de l'homme; surtout pas celle-là.
L'harmonie cosmique est comme l'harmonie musicale: sa perfection est dans une organisation organique. Il y a des marges d'à peu près... qui échappent à nos rationaisations, à nos projections, nos mises-à-plat d'abstraction... la suite de 12 quintes n'équivaut pas à 8 octaves...
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Il y a deux trous d'aiguilles par lesquelles doit passer toute communauté (toute idée de communauté, tout genre de comunauté) chrétienne: Celle de l'incarnation (sans intervention d'homme... ah voilà que commencent les divisons, au sein même de nos églises...) et celle de la crucifiction, l'enterrement et la résurrection. Celle du sein de Marie, de la crèche, et celle de la croix et du caveau.
Nous sommes nombreux qu'au prix de ces passages un-par-un. Nous serons unanimes grâce à nous avoir fait un avec l'un et l'autre de ces évènements qui sont des évènements de renoncement et de résignation, de souffrance, et d'endurance, mais de confiance aussi, d'abandon, de rencontre avec Dieu...
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Si quelqu'un veut convertir un frère, il sait bien qu'il n'y a pas mieux que de se convertir d'abord lui-même. Pourquoi en serait-il autrement pour une église qui veut convertir une autre?
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Heureusement que la condition est irréalisable: là, on peut faire confiance qu'il restera toujours au moins une église qui garde un peu de bon sens et qui s'opposera à cartaracarter cette date, et par charité solidaire, les autres voudront bien la suivre -j'espère-...
Fixer la date de Pâques. Quelle idée. Et pourquoi ne pas décimaliser les semaines? Et établir des plans liturgiques et pastoraux quinquénals?
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Il y a de quoi se méprendre sur l'articulation entre la création et sa recréation (rédemption): Dieu est l'être le plus libre dans les contraintes de sa création: sa liberté en découle.
Marie dit d'abord: Comment cela pourra se faire... (ordre de la création), avant de laisser Dieu faire son oeuvre d'ombrage. Jésus dit: Donnez leur le pain que vous avez, avant qu'il ne se multiplie.
Quand les temps furent accomplis, ce sont les temps de la création, avec cette lune et ce soleil qui ont les cycles qu'ils ont. Dieu écrit son histoire sainte dans ce cadre, et pas dans un cadre rationnel, mental, arithmétique... antropomorphique d'abstractions cérébrales.
La perfection de Dieu n'est pas de l'ordre de celle des hommes. Elle est organique.
L'homme est à cette image de Dieu. Et Dieu n'est pas à l'image rationnelle de l'homme; surtout pas celle-là.
L'harmonie cosmique est comme l'harmonie musicale: sa perfection est dans une organisation organique. Il y a des marges d'à peu près... qui échappent à nos rationaisations, à nos projections, nos mises-à-plat d'abstraction... la suite de 12 quintes n'équivaut pas à 8 octaves...
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Il y a deux trous d'aiguilles par lesquelles doit passer toute communauté (toute idée de communauté, tout genre de comunauté) chrétienne: Celle de l'incarnation (sans intervention d'homme... ah voilà que commencent les divisons, au sein même de nos églises...) et celle de la crucifiction, l'enterrement et la résurrection. Celle du sein de Marie, de la crèche, et celle de la croix et du caveau.
Nous sommes nombreux qu'au prix de ces passages un-par-un. Nous serons unanimes grâce à nous avoir fait un avec l'un et l'autre de ces évènements qui sont des évènements de renoncement et de résignation, de souffrance, et d'endurance, mais de confiance aussi, d'abandon, de rencontre avec Dieu...
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Si quelqu'un veut convertir un frère, il sait bien qu'il n'y a pas mieux que de se convertir d'abord lui-même. Pourquoi en serait-il autrement pour une église qui veut convertir une autre?
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