Dispenses indispensables?

Publié le par Jean von Roesgen

 Il faut malgré tout faire attention, quand on obtient une dispense, de ne pas en faire une obligation.
Si de la dispense du végétarisme de la règle de St Benoît, accordée par Rome à Dom Guéranger pour sa congrégation, on fait une obligation -par charité solidaire au réfectoire- à tous de manger leur viande, si on fait d'une dispense une contrainte, on se trompe malgré tout gravement (avec tout mon respect et ma compréhension pour le besoin de paix solidaire par uniformité charitable au réfectoire) du statut juridique des dispenses.

 On peut même se demander, si en milieu retiré (cloîtré), on ne fait pas ici ce qu'on a fait dans l'Eglise avec les dispenses liturgiques accordées par le concile:
 On est dispensé de chanter tout le propre grégorien pour la messe chantée, on peut remplacer ces chants par des chants équivalents et approuvés, et hop, de dispense en obligation, en contrainte et en interdit: Interdit de chanter du chant grégorien après le concile (nous a-t-on voulu faire croire).
 Pareil pour le latin... pour la version orientale de la messe, pour les agenouillements, les communions sur la langue etc...

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  Il faut se demander si la charité solidaire et fraternelle (de faire comme tout le monde) ne doit pas s'appliquer au moins autant à ceux qui nous ont précédés qu'à ceux qui sont présents. Et si elle ne doit pas s'appliquer surtout envers ceux qui sont restés conscients des liens de la communion des saints de la tradition. Avant d'avoir en vue le bien commun (mortel), il faut tenir compte du bien commun de ceux qui -dans le Christ- ne meurent plus: la communion des saints.

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Publié dans spiritualité

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