Clientélisme...

Publié le par Jean von Roesgen

 ...au cours d'un entretien avec un ami agriculteur sur un livre que je viens de commencer "The church and the land" (L'Eglise et la ruralité, ou L'Eglise et la campagne... livre d'un dominicain anglais thomiste et proche du distributisme de Chesterton etc de la première moitié du xxe siècle), je lui dis que j'avais envie d'en faire cadeau à notre évêque pour lui éviter de passer à côté de la question rurale, comme son prédécesseur. Avec une petite dédicasse: "Puisque vous n'êtes pas trop porté sur le latin, ce livre en anglais fera peut-être l'affaire..."
 D'après mon avis, c'est un malheur, qu'en France, rarement un enfant du pays devient évêque du pays. En générale, il ne connaît pas les moeurs, la vie sociale, le patois etc... de son diocèse, et rares sont les évêques qui, venant d'une grande ville, deviennent (d'une partie de leur âme pastorale au moins) paysan pour comprendre la ruralité de leur diocèse par exemple...

 Sans rappeler que nul n'est prophète dans son pays, cet ami essaye de me donner tort en évoquant le cas d'un curé qui depuis plus de 40 ans ne veut pas bouger de place, ancré dans ce pays comme s'il faisait partie du paysage, et qui, comme seule pastorale, ne fait plus que du... clientélisme.

 Je trouve qu'on pourrait trouver un juste milieu entre ces deux...
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Publié dans spiritualité

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