Paresse
Bien sûr, ce sont les gens qui sont trop paresseux pour aller à la messe, ce sont les parents qui sont trop paresseux pour envoyer leurs enfants au catéchisme.
Ce n'est pas le curé et les catéchistes qui sont trop paresseux pour bien se préparer à le rencontre des enfants, pour bien préparer la rencontre des enfants avec le Christ (dans son Eglise)... ce ne sont pas les curés qui sont trop paresseux pour célbrer des liturgies où l'on rencontre vraiment le Christ, pour tenir des homélies qui témoignent de l'homélie vivante qu'est déjà leur vie, qui découlent tout naturellement de la manière dont ils laissent la parole de Dieu façonner leur vie: C'est de là que découle naturellement la faculté de prêcher: La parole de Dieu s'incarne dans la vie du prédicateur... et -du coup- en déborde. La bouche déborde du trop plein du coeur. Rien à faire avec les homélies recopiées dans leurs missels jettables et autres aides non moins déplorables...
Bien sûr que tous, nous devons nous dépasser pour adhérer au Christ. Mais une fois que nous y adhérons, c'est Lui qui nous donne la joie, l'énergie, le courage, la conviction et les inspirations nécessaires pour y rester, pour y investir notre nouvelle identité de chrétien, pour y construire un monde nouveau, dont le monde de la liturgie, de la vie publique de l'Eglise est un symbole, mais un symbole actif, d'acutalisation, efficace... oui, un monde parallel au monde qui nous environne, mais un monde qui ne lui est pas identique.
Ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de langue profane, et qui au nom de l'incarnation affirment qu'il n'y a qu'un seul monde se trompent et ils trompent... le monde. Les mondes. (Le même énagéliste Jean qui chante l'incarnation dans les termes les plus beaux, affirme la dichotomie de ces mondes dans le langage le plus cru...)
La paresse n'est pas en premier lieu auprès de ceux qui ne viennent pas ou plus à la rencontre du Christ, mais auprès de ceux qui -au nom du Christ- sont appelés à aller à leur rencontre en construisant et en entretenant le monde de la grâce, le monde du sacré et de la sainteté...
Si on croit pouvoir aller à la rencontre du monde (ordinaire) en démolissant le monde (à vrai dire primaire: le monde inspiré...) qui lui est parallel et qui témoigne du monde à venir, on fait fausse route, et notre paresse va tôt ou tard se heurter à celle du monde (ordinaire)... Se heurter? Non, se bercer, se confondre, se perdre...
Ce n'est pas le curé et les catéchistes qui sont trop paresseux pour bien se préparer à le rencontre des enfants, pour bien préparer la rencontre des enfants avec le Christ (dans son Eglise)... ce ne sont pas les curés qui sont trop paresseux pour célbrer des liturgies où l'on rencontre vraiment le Christ, pour tenir des homélies qui témoignent de l'homélie vivante qu'est déjà leur vie, qui découlent tout naturellement de la manière dont ils laissent la parole de Dieu façonner leur vie: C'est de là que découle naturellement la faculté de prêcher: La parole de Dieu s'incarne dans la vie du prédicateur... et -du coup- en déborde. La bouche déborde du trop plein du coeur. Rien à faire avec les homélies recopiées dans leurs missels jettables et autres aides non moins déplorables...
Bien sûr que tous, nous devons nous dépasser pour adhérer au Christ. Mais une fois que nous y adhérons, c'est Lui qui nous donne la joie, l'énergie, le courage, la conviction et les inspirations nécessaires pour y rester, pour y investir notre nouvelle identité de chrétien, pour y construire un monde nouveau, dont le monde de la liturgie, de la vie publique de l'Eglise est un symbole, mais un symbole actif, d'acutalisation, efficace... oui, un monde parallel au monde qui nous environne, mais un monde qui ne lui est pas identique.
Ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de langue profane, et qui au nom de l'incarnation affirment qu'il n'y a qu'un seul monde se trompent et ils trompent... le monde. Les mondes. (Le même énagéliste Jean qui chante l'incarnation dans les termes les plus beaux, affirme la dichotomie de ces mondes dans le langage le plus cru...)
La paresse n'est pas en premier lieu auprès de ceux qui ne viennent pas ou plus à la rencontre du Christ, mais auprès de ceux qui -au nom du Christ- sont appelés à aller à leur rencontre en construisant et en entretenant le monde de la grâce, le monde du sacré et de la sainteté...
Si on croit pouvoir aller à la rencontre du monde (ordinaire) en démolissant le monde (à vrai dire primaire: le monde inspiré...) qui lui est parallel et qui témoigne du monde à venir, on fait fausse route, et notre paresse va tôt ou tard se heurter à celle du monde (ordinaire)... Se heurter? Non, se bercer, se confondre, se perdre...
Publicité