...sous couvert de...
Je lis -dans Bugnini toujours- que la solution du tabernacle dans le dos du célébrant (ad populum) a fini par être accepté (après de longues résistances) à condition que le célébrant ne couvre (cache) pas la vue sur le tabernacle.
J'y repense en lisant un petit rapport sur l'évolution de l'agencement du choeur dans la paroisse St Eugène (bi-rituelle) à Paris. (Je ne trouve pas de référence sur internet d'un texte de l'abbé Claude Barthe sur Mgr Jean-Pierre Batut que m'ont envoyé -par mail-, les fameux petits guerriers de la paix liturgique...) Dans cette église -pour ce qui est du maître d'autel-, pour pouvoir célébrer alternativement des messes de forme ordinaires et extraordinaires, on est passé d'une solution amovible (petit autel amovible placé devant l'autre pour les messes dites ordinaires) "deux missels, deux autels, deux orientations" à une solution dédoublante: On a détaché (de peu) le maître d'autel du mur et de tabernacle, solution qu'on a conservée à l'autel latéral où l'on célèbre la messe ordinaire en semaine, mais sans présence réelle au tabernacle... "deux missels, un autel, deux orientations", puis, sous Msgr. Batut, on est passé à une solution plus organique et plus liturgique: On a recollé l'autel au mur, et toutes les deux formes du même rite se célèbrent ad orientem (qui dans cette église est un beau Nord): "deux missels, un autel, une orientation"...
(Je ne sais pas quel guerrier à mis en note: Qu'est-ce qui empêche de n'avoir plus qu'un seul missel? J'aimerai bien qu'il me soumette le lectionnnaire et le missel en question... oubien il prend la solution facile, et impose le missel d'une des deux formes rituelles romaines, au détriment de l'autre, ou il fait tout un travail d'harmonisation et de réconciliation, de dialogue et de diplomatie (tout ça, c'est le vrai travail de pacification) entre/avec les deux...)
La solution intermédiaire ("deux missels, un autel (détaché pour faciliter) deux orientations") n'était pas très heureuse, parce que le célébrant -derrière l'autel- tourné vers le peuple a dû cacher la vue sur le tabernacle, ou sa proximité au tabernacle rendait trop manifeste qu'il lui tournait le dos... (il tournait le dos au Seigneur venu au passé en attendant le Seigneur venant au futur)...
En même temps, cette précaution (de la part de Rome) -toute diplomatique de faute de mieux- de demander à ce que le célébrant ne cache pas la vue sur le tabernacle explique pourquoi certains autels ont fui le tabernacle et se sont précipités au ras des escaliers du sanctuaire (impossible d'en faire le tour -de plein pied- par devant, alors qu'on venait de libérer l'autel du mur pour pouvoir en faire le tour par derrière), le plus loin possible pour ne plus cacher la vue sur le tabernacle au loin et au fond du choeur... On a dû mettre le plus de distance possible entre le Seigneur et son célébrant...
Il faut être parfaitement insensible ou insencé pour croire que de tels contresens dans le monde symbolique n'ont pas d'incidence sur la crédibilité de ce qui est symbolisé.
J'y repense en lisant un petit rapport sur l'évolution de l'agencement du choeur dans la paroisse St Eugène (bi-rituelle) à Paris. (Je ne trouve pas de référence sur internet d'un texte de l'abbé Claude Barthe sur Mgr Jean-Pierre Batut que m'ont envoyé -par mail-, les fameux petits guerriers de la paix liturgique...) Dans cette église -pour ce qui est du maître d'autel-, pour pouvoir célébrer alternativement des messes de forme ordinaires et extraordinaires, on est passé d'une solution amovible (petit autel amovible placé devant l'autre pour les messes dites ordinaires) "deux missels, deux autels, deux orientations" à une solution dédoublante: On a détaché (de peu) le maître d'autel du mur et de tabernacle, solution qu'on a conservée à l'autel latéral où l'on célèbre la messe ordinaire en semaine, mais sans présence réelle au tabernacle... "deux missels, un autel, deux orientations", puis, sous Msgr. Batut, on est passé à une solution plus organique et plus liturgique: On a recollé l'autel au mur, et toutes les deux formes du même rite se célèbrent ad orientem (qui dans cette église est un beau Nord): "deux missels, un autel, une orientation"...
(Je ne sais pas quel guerrier à mis en note: Qu'est-ce qui empêche de n'avoir plus qu'un seul missel? J'aimerai bien qu'il me soumette le lectionnnaire et le missel en question... oubien il prend la solution facile, et impose le missel d'une des deux formes rituelles romaines, au détriment de l'autre, ou il fait tout un travail d'harmonisation et de réconciliation, de dialogue et de diplomatie (tout ça, c'est le vrai travail de pacification) entre/avec les deux...)
La solution intermédiaire ("deux missels, un autel (détaché pour faciliter) deux orientations") n'était pas très heureuse, parce que le célébrant -derrière l'autel- tourné vers le peuple a dû cacher la vue sur le tabernacle, ou sa proximité au tabernacle rendait trop manifeste qu'il lui tournait le dos... (il tournait le dos au Seigneur venu au passé en attendant le Seigneur venant au futur)...
En même temps, cette précaution (de la part de Rome) -toute diplomatique de faute de mieux- de demander à ce que le célébrant ne cache pas la vue sur le tabernacle explique pourquoi certains autels ont fui le tabernacle et se sont précipités au ras des escaliers du sanctuaire (impossible d'en faire le tour -de plein pied- par devant, alors qu'on venait de libérer l'autel du mur pour pouvoir en faire le tour par derrière), le plus loin possible pour ne plus cacher la vue sur le tabernacle au loin et au fond du choeur... On a dû mettre le plus de distance possible entre le Seigneur et son célébrant...
Il faut être parfaitement insensible ou insencé pour croire que de tels contresens dans le monde symbolique n'ont pas d'incidence sur la crédibilité de ce qui est symbolisé.
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