Compréhension
Je ne crois pas que c'est important de tout comprendre dans nos liturgies (je n'ai rien compris ce matin à la dernière oraison que chantait le prêtre... en français, sans micro. Ou je n'étais pas à l'écoute, ou il oublie d'articuler quand il chante, peut-être des deux, sachant qu'il faut articuler un double maximum quand on chante... Moi-même lors du chant du psaume j'ai lu un "à" au lieu d'un "et", et la dernière phrase du psaume n'avait plus aucun sens... je ferai mieux de bien lire le texte avant de m'y mettre...), mais je suis convaincu du bien fondé des expressions et exigences de la tradition, des papes, du magistère, des architectures qui vont dans le sens d'un maximum de compréhension. N'y a-t-il pas un mot de Jean XXII (?) qui réagit au brouillala de l'école de Paris? Le concile de Trient n'a-t-il pas vivement décommandé les compositions polyphoniques dont on ne distinguait plus le sens des mots, au point d'avoir eu envie d'interdire le polyphonie s'il n'y avait eu Palestrina qui composa une messe pour (dé)montrer que le chant à l'Eglise pouvait être et compréhensible et polyphonique (ou est-ce une légende pieuse qu'on nous a appris en théologie???)...
Une parole bien chantée vers l'orient, dans le choeur d'une architecture romane ou gothique devrait être compréhensible dans toute la nef. Cela exigerait bien sûr la participation active de ceux qui écoutent (et ne font donc pas de bruit) et de ceux qui font bien leur travail de proclamation... les architectes ont normalement bien fait le leur.
A part ça, la sonorisation, (ceterorum censeo?) les microphones et les amplificateurs sont la persécution (souvent à mort) du chant religieux, de l'articulation de la parole de Dieu, de son incarnation dans le chanteur/lecteur/prédicateur aussi bien que dans le corps de l'assemblée... la prédication vivante et vivifiante en souffre non moins que le chant et les lectures, tout en arrangeant rien finalement au fin fond de la vraie compréhension par tout le corps, ouïe, vue, sensation... orientation.
Si l'engouement pour les liturgies orientales des petits théologiens en études à Rome dans les années 60/70 a été ce qu'il était, c'était aussi parce qu'ils étaient à la recherche d'une atmosphère dont ils ne comprenaient pas tout. Mais qui les com-prenait.
Une parole bien chantée vers l'orient, dans le choeur d'une architecture romane ou gothique devrait être compréhensible dans toute la nef. Cela exigerait bien sûr la participation active de ceux qui écoutent (et ne font donc pas de bruit) et de ceux qui font bien leur travail de proclamation... les architectes ont normalement bien fait le leur.
A part ça, la sonorisation, (ceterorum censeo?) les microphones et les amplificateurs sont la persécution (souvent à mort) du chant religieux, de l'articulation de la parole de Dieu, de son incarnation dans le chanteur/lecteur/prédicateur aussi bien que dans le corps de l'assemblée... la prédication vivante et vivifiante en souffre non moins que le chant et les lectures, tout en arrangeant rien finalement au fin fond de la vraie compréhension par tout le corps, ouïe, vue, sensation... orientation.
Si l'engouement pour les liturgies orientales des petits théologiens en études à Rome dans les années 60/70 a été ce qu'il était, c'était aussi parce qu'ils étaient à la recherche d'une atmosphère dont ils ne comprenaient pas tout. Mais qui les com-prenait.
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