Culture organique
L'homme moderne reprend un fonctionnement archaïque, on l'aura remarqué. Il n'est plus sédentaire, il ne cultive plus la "demeure"... ou mieux dit: le "demeurer".
Il n'y a pas qu'au supermarché qu'il reprend ses vieux mécanismes de cueillette et de chasse. Il est tout le temps en appât, en fuite, au guet...
Il amasse et il fuit, il attaque et il accumule...
Et même quand il cultive; l'homme moderne a une manière toute rationnelle d'être (avec l')organique:
Il rase, il éradique, il mono-cultive. Il hâte, il pousse, il manipule, il anticipe, il contrôle. Il se spécialise, il instrumentalise, il mécanise... il monopolise et se garde d'autres privilèges d'exclusivité...
"Tout tout de suite", est le mot d'ordre de ses raisonnements oniriques.
Des salades qui mettraient trois mois à pousser, ils faut qu'elles poussent en quinze jours. Un cochon qui mettrait un an à devenir adulte, il faut qu'en quatre mois il soit abattable...
L'homme concentre, la nature répand.
La générosité fertile et fertilisante de la nature n'a rien en commun avec le gaspillage stérile de l'homme.
L'homme cloisonne (hermétiquement), la nature diffuse (à travers ses cloisons)...
L'homme tourne la page, la nature garde le livre ouvert à toutes les pages.
La nature diversifie, l'homme extermine.
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Va savoir si c'est sur l'homme moderne que la liturgie devrait prendre exemple pour son développement "organique".