Crédit aux potins
Il ne suffit pas de ne pas donner crédit à tout ce qu'on peut entendre sur les autres (encore moins en église), il faut encore qu'on ne cherche pas à en savoir quoi que ce soit, et encore moins derrière leur dos.
Les trois petits points qui font tilt pour moi, en ce qui concerne mon curé, je les connais tous de lui-même... Quand il dit à un autre curé qui veut imposer son point de vue aux musiciens de les laisser faire, alors que lui n'arrive pas à leur faire confiance. (Principe de subsidiarité: En même temps, lui, il doit être bien content que son évêque couvre ce qu'il fait, et de faire ce que son évêque couv(r)e...) Quand ils dit à des mères de profession de foi qu'on n'a qu'à se tenir aux rubriques comme seul justification de ce qu'il voulait qu'on fasse, alors que lui il fait à sa guide ou à la guise des ses revues liturgiques jetables. Quand il prétend que telle paroisse se meurt tant qu'on ne va pas bouger le vieux prêtre qui y office, alors que lui colle depuis son ordination dans le coin sans faire vivre ses paroisses. (Principe de solidarité: Je n'ai jamais vu dénigrer si injustement et gratuitement et derrière le dos du concerné... devant qui il fait les courbettes habituelles.) (Je ne pense même pas à ce merveilleux lapsus révélateur d'une surinterprétation du "Ex opere operatus" quand il a expliqué aux enfants du catéchisme que le curé met l'étole pour changer l'eau en vin à la messe...)
J'ai quitté le séminaire parce que je voyais que je ne ferais pas vivre une paroisse normale et qu'une telle paroisse ne me faisait pas vivre. Je disais: "On est ordonné pour obéir à son évêque, et il faut qu'il puisse t'envoyer à n'importe quelle paroisse." Mais comme j'avais les mains liés par mon engagement végétarien et comme je n'avais pas envie de faire mon permis de conduire (que j'ai fini par faire malgré tout 10 ans plus tard)... et comme ma sensibilité artistique se serait tuée dans une paroisse... Au lieu d'aller marchander avec mon évêque, j'ai préféré abandonner. Aujourd'hui je marchanderai, mais je ne suis pas sûr que mes arguments tomberaient sur une oreille ouverte et bienveillante...
Et j'argumenterai que ma sensibilité et mon végétarisme et anti-automobilisme ne serait peut-être pas moins profitable à n'importe quelle paroisse que ce qui s'est fait tout le temps depuis... comme style de pastorale... et d'accompagnement des consciences, des âmes et de leur vocations. Je veux dire: Est-ce qu'une (autre) pastorale peut avoir des fruits plus dégringolants que ce qu'on a vu depuis une cinquantaine d'années?
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Les trois petits points qui font tilt pour moi, en ce qui concerne mon curé, je les connais tous de lui-même... Quand il dit à un autre curé qui veut imposer son point de vue aux musiciens de les laisser faire, alors que lui n'arrive pas à leur faire confiance. (Principe de subsidiarité: En même temps, lui, il doit être bien content que son évêque couvre ce qu'il fait, et de faire ce que son évêque couv(r)e...) Quand ils dit à des mères de profession de foi qu'on n'a qu'à se tenir aux rubriques comme seul justification de ce qu'il voulait qu'on fasse, alors que lui il fait à sa guide ou à la guise des ses revues liturgiques jetables. Quand il prétend que telle paroisse se meurt tant qu'on ne va pas bouger le vieux prêtre qui y office, alors que lui colle depuis son ordination dans le coin sans faire vivre ses paroisses. (Principe de solidarité: Je n'ai jamais vu dénigrer si injustement et gratuitement et derrière le dos du concerné... devant qui il fait les courbettes habituelles.) (Je ne pense même pas à ce merveilleux lapsus révélateur d'une surinterprétation du "Ex opere operatus" quand il a expliqué aux enfants du catéchisme que le curé met l'étole pour changer l'eau en vin à la messe...)
J'ai quitté le séminaire parce que je voyais que je ne ferais pas vivre une paroisse normale et qu'une telle paroisse ne me faisait pas vivre. Je disais: "On est ordonné pour obéir à son évêque, et il faut qu'il puisse t'envoyer à n'importe quelle paroisse." Mais comme j'avais les mains liés par mon engagement végétarien et comme je n'avais pas envie de faire mon permis de conduire (que j'ai fini par faire malgré tout 10 ans plus tard)... et comme ma sensibilité artistique se serait tuée dans une paroisse... Au lieu d'aller marchander avec mon évêque, j'ai préféré abandonner. Aujourd'hui je marchanderai, mais je ne suis pas sûr que mes arguments tomberaient sur une oreille ouverte et bienveillante...
Et j'argumenterai que ma sensibilité et mon végétarisme et anti-automobilisme ne serait peut-être pas moins profitable à n'importe quelle paroisse que ce qui s'est fait tout le temps depuis... comme style de pastorale... et d'accompagnement des consciences, des âmes et de leur vocations. Je veux dire: Est-ce qu'une (autre) pastorale peut avoir des fruits plus dégringolants que ce qu'on a vu depuis une cinquantaine d'années?
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