...ex opere operato

Publié le par Jean von Roesgen

 Avec tout mon respect pour l'"ex opere operato" (les sacrements et la pastorale sont valides parce que c'est le Christ qui agit, indépendamment des intentions, des états d'âmes, de la qualité morale et physique des actifs et des participants) qui est une minima pastorale (malgré la maxima christique) qu'il ne faut en aucun cas exclure, qui est nécessaire à la survie de la vie sacramentelle de l'Eglise, une minima non prohibenda (au risque d'exclure l'amour Christ pour et malgré toutes les misères du monde), mais qui n'est vraiment pas l'optima, la meilleure pastorale, ou la pastorale la plus épanouie, la plus fructueuse, la plus accomplie... avec tout ce respect à rallonges donc, j'aurai personnellement du mal, si  j'étais ordonné, à jouer double jeu, comme j'ai dit... et représenter la morale chrétienne, et prêcher son contraire, ou même pratiquer le contraire.

 Je ne comprends pas les paroisses, par exemple, qui, par peur de perdre leur curé (qui ne sera pas remplacé, ou qui sera remplacé par un prêtre africain autoritaire) ou parce que cela les arrange (les brebis d'un pasteur ivrogne auront bien le droit de se promener et pourquoi pas boire à leur guise aussi, non?), ferment les yeux  par exemple devant des liaisons intimes qu'il pourrait avoir occasionnellement ou entretenir à long terme. Je ne veux pas dire qu'il faut condamner et chasser un tel prêtre, loin de là, mais je regrette qu'on perd les moyens de se convertir, et de l'aider à se convertir.

 A moins d'être un rhéteur et orateur, ou un comédien professionnel, -et même dans ces cas- la pastorale en souffre jusque dans ses manifestations les plus basiques, élémentaires et quotidiennes. Le flux des grâces et la sensibilité du peuple ne s'y trompe pas.

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 Ou, comme c'est manifestement le cas dans notre paroisse, trimbaler un curé incapable de travailler en équipe et de s'organiser dans son travail avec un minimum de suite dans ses idées... un curé qui travaille juste sous pression de dernière minute, de coup par coup et contre-coup, sur des coups d'émotions, de revanches, de susceptibilités...

 Bien sûr qu'il faut faire avec... mais est-ce qu'il ne faut pas aussi se donner les moyens pour l'aider à sortir de ce fonctionnement mortel pour la vie de la paroisse?

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Publié dans pastorale

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