jouer de fond

Publié le par Jean von Roesgen

Si j'accompagne le chant d'une assemblée, je n'ai pas à m'imposer, mais je dois tout le temps avoir à l'oreille le chant de l'assemblée: Je n'ai pas le droit de jouer plus fort qu'ils ne chantent. Je dois jouer assez fort pour qu'ils m'entendent (s'ils veulent bien m'entendre), mais jamais il ne faut les couvrir... cela doit être particulièrement dur pour les instruments perchés hauts et loins sur une tribune. Dans ce cas là, on a vu des petites transmissions sonores qui captent la foule et qui la transmettent à l'organiste. C'est une pauvre solution faute de mieux...

Souvent, malheureusement, dans les grandes églises, on a l'impression d'un accompagnement qui vient d'une autre planète et d'un autre temps. Ces instruments n'étaient peut-être pas fait pour accompagner une foule? Ou ils étaient faits pour accompagner une foule qui savait s'imposer... une foule qui savait son chant.
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Publié dans chant

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M
Je plaiderai, quant à moi, pour un accompagnement vigoureux de l'assemblée ( à tempérer, bin sûr, selon la nature et le style des chants, la taille de l'édifice etc...)).Il est une circonstance - fréquente, hélas! - où l'orgue ne doit pas être discret : il s'agit de ces mariages ou inhumations au cours desquelles le clergé veut à tout prix faire chanter une assemblée qui n'en est pas une.La vigueur de l'orgue est alors un précieux cache-misère.<br /> Quant à ce que vous dites des orgues de tribune , il est évident que , dans nos pays catholiques, ils n'ont jamais eu, jusque dans les années 1960 , à accompagner le chant des fidèles.Les organistes ont dû - ou doivent -alors acquérir une technique toute nouvelle.
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