synode biblique

Publié le par Jean von Roesgen

 J'espère qu'au synode sur l'Ecriture Sainte, il sera question des différentes manières d'approcher la Bible: On peut la lire en silence avec les yeux et (de) la tête. On peut la lire à haute voix du bout des lèvres et la savourer du coeur. On peut la proclamer dans une église et la partager à l'écoute. On peut la cantiller sur une ton très simple, et on peut carrément la chanter avec toute une exégèse musicale: les mélismes du chant grégorien.

 Chanter la parole de Dieu est une façon les plus abouties, et de chanter en Eglise, et de savourer la parole de Dieu, et de la commenter, et de l'incarner, et de la partager, que ce soit par du chant commun, ou par l'écoute. 
 Chanter la parole de Dieu est une des façons les plus abouties de chanter en Eglise, tout court, le chant le l'Eglise, par excellence, chante la parole de Dieu.

 Dans l'immédiant avant- et après-concile, il n'y avait pas mal de plus ou moins heureux efforts de prendre de l'écriture sainte comme base de cantiques... puis ça c'est perdu, pour revenir un peu dans le répertoire de Gouzes et du renouveau. (*)

(* Souviens-toi de Jésus-Christ, Tu es mon berger, La vigne du Seigneur... Qui mange ma chair, et boit mon sang, Proclamez que le Seigneur est bon...)

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 Trop souvent, le partage de la parole de Dieu, comme démarche communautaire, ne prend pas le risque commun de se confronter à cette parole. Trop vite, on fait venir un spécialiste qui fait sa conférence et qui donne ses solutions et ses idées... On ne prend jamais assez le risque de ne rien comprendre et de ne pas savoir que dire sur la parole partagée, et de l'écouter d'autant plus. Il vaut mieux la relire et relire trois, quatre fois, et y passer étape par étape (ce que j'ai entendu/ ce qui m'a frappé/ ce que ça peut changer chez moi...) que d'avoir tout de suite un avis sourd à l'écoute de cette parole. Savoir trop vite quoi dire, entendre trop vite l'avis du spécialiste rend sourd à la parole de Dieu.

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 Ce serait intéressant de voir comment l'Ecriture Sainte elle même parle d'elle même. Comment les personnages bibliques eux-mêmes lisent l'Ecriture Sainte et la commentent et la mettent en pratique.
 C'est vraiment intéressant, d'écouter parler ce corps de son propre corps, et de laisser ce corps se commenter...
 Jésus n'a pas un approche très historico-critique de l'épisode de Jonas. St Paul a une façon très savoureuse de comprendre l'histoire sainte autour de Sara et d'Aggar. St Jean est très sévère sur le caractère sacré et fermé et inviolable de ses écrits.

 On est loin des cours d'exégèse dont j'ai pu profiter il y a vingt ans... encore que heureusement j'avais Lyon (analyse sémiotique) pour équilibrer un peu Trèves (historico-critique).
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Publié dans spiritualité

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