maladies

Publié le par Jean von Roesgen

 Je préfère passer pour malade, que de rendre malade les autres.

 Si ma présence pour la musique d'église et pour le catéchisme rendait malade mon curé, il a bien fait de me remercier (la manière dont il l'a fait était un peu bidon, mais passons, il a fait comme il peut... en même temps, cette manière avait quelque chose de très malade, pour ne pas dire morbide...), et il n'y a pas à revenir ni sur cette décision ni même sur la manière dont ça c'est passé.

 Si le chant grégorien rendait malade certains paroissiens, il se pose malgré tout la question de leur bilan de santé à eux. Si un aliment vous rend malade, en effet, il faut l'éviter... mais si un élément vital vous rend allergique, c'est inquiétant. Si un remède vous rend malade, si un fortifiant vous affaiblit, c'est étonnant.

 Comment faire par contre avec un curé qui rend malade une paroisse, un curé qui rend morbide une paroisse? un curé qui étouffe la vie d'une paroisse? Que faire d'un évêque favorisant toujours l'agonie de son évêché? Que faire des conférences épiscopales qui refusent de prendre les mesures cliniques, thérapeutiques, chirurgicales qui s'imposent pour soigner le corps malade de leur(s) Eglise(s)?

 Que faire s'il y a des équipes liturgiques qui au mieux, assistent l'agonie de nos célébrations, qui promeuvent la ruine de nos liturgies et les rendent encore plus malades? Et refusent toute amélioration et tout rehaussement du niveau et de la pertinence évangélique, traditionnel, consiliaire et christocentrique de ces célébrations...

 Si moi je passe pour malade ou pour tordu... j'ai dit à mon curé, que je préfère me tordre pour être en phase avec les torsions que s'inflige l'église que de paraître droit alors que la situation est tordue... si je passe pour malade, je veux bien... (pour) refléter la maladie de l'Eglise. Par contre, enlever celui qui crie: "Malade" du corps qui est malade ne guérit pas ce corps. Il ne suffit pas d'enlever les boutons d'alarme et les sécurités pour se rassurer des catastrophes. Il ne suffit pas d'enlever les douleurs pour guérir. Il ne suffit pas d'enlever les sentinelles pour empêcher l'ennemi de prendre la ville.

 Le chant grégorien est une telle sentinelle, une telle alarme, une telle sécurité... et en même temps un tel remède...
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Publié dans pastorale

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