Communio: Das ut do et do ut das.
On ne peut rien donner à quelqu'un dont on n'exige rien. La moindre des choses qu'il y a à exiger de lui, c'est d'accueillir ce qu'on lui donne.
On ne peut rien exiger de quelqu'un à qui on ne donne rien. Est-ce cela ce que veut dire notre père évêque quand il nous recommande de ne pas être trop exigeant avec les jeunes? Parce qu'il ne faut pas trop leur donner? Parce que lui-même n'a rien à leur donner?
Dieu donne ce qu'il exige, et il exige ce qu'il donne. Comme il donne tout, il ne peut pas exiger moins. On ne peut pas recevoir tout ...en dehors de l'abandon de tout. Il faut tout quitter pour tout recevoir. C'est un rude travail pour nous tous. Mais qu'au moins on arrive à avouer de rester attaché à l'argent, à tel plaisir, à telle habitude, et qu'au moins on demande pardon et la force de changer vraiment.
Nous ne pouvons pas nous complaire dans nos restrictions, nos paralysies dans cette démarche de l'abandon total, et en même temps revendiquer le don total du Christ dans la communion... pourquoi faire, si ce n'est pour nous aider à nous abandonner? Si c'est pour nous confirmer dans nos demi-dons ou non-dons, cela ne vaut pas la peine de nous mentir.
++++
C'est étonnant toutes ces personnes qui exigent la pleine communion alors qu'il ne veulent pas être en communion, alors qu'ils se refusent mutuellement la communion, le don de la communion. Ils ne veulent pas se donner corps et âme au Christ, mais ils exigent que dans l'Eglise, le Christ se donne à eux. Ils ne veulent pas chanter en communion avec l'Eglise des siècles (comme si Jésus avait attendu 1957 pour inspirer à son corps de chanter, et comme si tout ce qu'on chantait avant n'était pas été très bien inspiré...), mais ils veulent recevoir le Christ dans cette même Eglise... mais à leur mesure.
++++
Si les divorcés remariés sont convaincus de l'invalidité de leur premier mariage, qu'ils fassent les démarches pour faire reconnaître cette invalidité. Et de toute façon, qu'ils apprennent la chasteté, qu'ils accueillent ce don et qu'ils s'entre-aident à l'accueillir. Peu importe s'ils vivent seuls, à deux, ou en famille.
Mais exiger la Communion comme pour ratifier, sanctionner, faire reconnaître une union qui en contredit une autre, une communion (matrimoniale) qui en contredit une autre... là je ne comprends pas.
La Communion est là pour faire communion, et non pas pour contredire nos communions.
Si nous ne voulons pas être en communion avec toute la tradition de nos ancêtres, avec toute la communion des saints, si nous ne voulons pas être en communion avec Rome et le magistère, si nous ne voulons pas être en communion avec les liturgies de la tradition et son patrimoine liturgique, si nous ne voulons pas être en communion avec l'universalité de tous ceux qui croient en Jésus, dans l'Eglise catholique, et en communion eschatologique avec tous ceux qui vont nous suivre (et dont il ne faut donc pas exploiter et détruire les réserves naturelles), notre Communion, à la table du Seigneur, ne sera qu'un blasphème.
++++
A ceux qui seraient gêné par la connotation païenne du "Do ut das", on peut formuler autrement:
La communion: Je te reçois pour que tu me reçoives, et tu me reçois pour que je te reçoive.
Contrairement à d'éventuels marchandages païens, ici il n'y a pas de demi-mesure. Et les demi-mesures qui y sont sont invitées à se confesser telles et à se (laisser) réduire grâce au don du Seigneur qui toujours dépasse toutes nos mesures.
On ne peut rien exiger de quelqu'un à qui on ne donne rien. Est-ce cela ce que veut dire notre père évêque quand il nous recommande de ne pas être trop exigeant avec les jeunes? Parce qu'il ne faut pas trop leur donner? Parce que lui-même n'a rien à leur donner?
Dieu donne ce qu'il exige, et il exige ce qu'il donne. Comme il donne tout, il ne peut pas exiger moins. On ne peut pas recevoir tout ...en dehors de l'abandon de tout. Il faut tout quitter pour tout recevoir. C'est un rude travail pour nous tous. Mais qu'au moins on arrive à avouer de rester attaché à l'argent, à tel plaisir, à telle habitude, et qu'au moins on demande pardon et la force de changer vraiment.
Nous ne pouvons pas nous complaire dans nos restrictions, nos paralysies dans cette démarche de l'abandon total, et en même temps revendiquer le don total du Christ dans la communion... pourquoi faire, si ce n'est pour nous aider à nous abandonner? Si c'est pour nous confirmer dans nos demi-dons ou non-dons, cela ne vaut pas la peine de nous mentir.
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C'est étonnant toutes ces personnes qui exigent la pleine communion alors qu'il ne veulent pas être en communion, alors qu'ils se refusent mutuellement la communion, le don de la communion. Ils ne veulent pas se donner corps et âme au Christ, mais ils exigent que dans l'Eglise, le Christ se donne à eux. Ils ne veulent pas chanter en communion avec l'Eglise des siècles (comme si Jésus avait attendu 1957 pour inspirer à son corps de chanter, et comme si tout ce qu'on chantait avant n'était pas été très bien inspiré...), mais ils veulent recevoir le Christ dans cette même Eglise... mais à leur mesure.
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Si les divorcés remariés sont convaincus de l'invalidité de leur premier mariage, qu'ils fassent les démarches pour faire reconnaître cette invalidité. Et de toute façon, qu'ils apprennent la chasteté, qu'ils accueillent ce don et qu'ils s'entre-aident à l'accueillir. Peu importe s'ils vivent seuls, à deux, ou en famille.
Mais exiger la Communion comme pour ratifier, sanctionner, faire reconnaître une union qui en contredit une autre, une communion (matrimoniale) qui en contredit une autre... là je ne comprends pas.
La Communion est là pour faire communion, et non pas pour contredire nos communions.
Si nous ne voulons pas être en communion avec toute la tradition de nos ancêtres, avec toute la communion des saints, si nous ne voulons pas être en communion avec Rome et le magistère, si nous ne voulons pas être en communion avec les liturgies de la tradition et son patrimoine liturgique, si nous ne voulons pas être en communion avec l'universalité de tous ceux qui croient en Jésus, dans l'Eglise catholique, et en communion eschatologique avec tous ceux qui vont nous suivre (et dont il ne faut donc pas exploiter et détruire les réserves naturelles), notre Communion, à la table du Seigneur, ne sera qu'un blasphème.
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A ceux qui seraient gêné par la connotation païenne du "Do ut das", on peut formuler autrement:
La communion: Je te reçois pour que tu me reçoives, et tu me reçois pour que je te reçoive.
Contrairement à d'éventuels marchandages païens, ici il n'y a pas de demi-mesure. Et les demi-mesures qui y sont sont invitées à se confesser telles et à se (laisser) réduire grâce au don du Seigneur qui toujours dépasse toutes nos mesures.
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