La providence est bon pédagogue.

Publié le par Jean von Roesgen

 Grâce à mon parcours théologique et liturgique, je commence à connaître les enjeux de la réforme, et je fais malgré tout un peu de progrès en chant grégorien.
 Même une intervention aussi cruelle que celle du décès de mon "maître de chant grégorien" finalement est positive: Cela m'a obligé de travailler tout seul.

 Les gens de la paroisse ne veulent pas chanter de chant grégorien? Cela m'oblige à travailler seul les pièces et avancer dans le déchiffrage. En même temps j'apprends un répertoire classique de paroisse et j'apprends à apprécier ses défaillances et ses lacunes musicales et autres.

 Les gens n'en veulent plus de l'offertoire et de l'antienne de communion? Peut-être que cela peut me donner l'occasion de chanter tout le propre dans une autre paroisse, ouverte à ce chant...

 Pendant tout ce temps que je ne réussis pas à "caser" ma vocation, et que les églises n'en veulent pas, je n'ai fait que l'affiner, je connais de mieux en mieux, et le "terrain" (avec ses limites) et les limites de mes capacités.

 Une fois de plus, la providence va peut-être me faire faire la navette entre le rite ordinaire et le rite extraordinaire. Une fois de plus, je suis intermédiaire entre les deux. Je ne suis pas du tout tiraillé entre les deux, je sais très bien quel serait la liturgie idéale à mes yeux, mais comme ni l'une ni l'autre -dans l'état actuel- ne s'y prête, je me prête à celle qui permet le plus de chant grégorien.

 Ce chant grégorien, providentiellement, est un excellent guide à travers les signes des temps. Une excellente paire de lunettes pour lire ces signes des temps.
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Publié dans spiritualité

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