vieux romain

Publié le par Jean von Roesgen

Qu'est-ce qu'il m'a appris, ce stage de chant vieux romain avec Marcel Pérès?

 Que le chant romain est ennuyeux et rébarbatif si on le chante (globulairement et régulièrement) comme on peut chanter le chant grégorien.

 Mais dès qu'on se met à exécuter les ornements requis et à "scander" les neumes, cela devient un chant extrèmement priant, suppliant, charmant, apaisant...

 Et non sans espoir de retour: Cette façon de chanter pourrait changer aussi notre vision et notre manière d'exécution du chant grégorien...

(globulairement:

Les notes chantées comme des entités individuelles, des globules, des carrés... alors que les notes sont innotables, fluides, vrillantes, parfois tremblées, secouées, avec des ports de voix et des anticipations... mêmes chromatiquement, les notes qui remplissent les tierces ne sont pas fixables... le si descendant n'étant pas le même que celui qui monte... et même les tierces ne sont pas forcément majeures ou mineurs, mais il peut y avoir un entre-deux.. harmonique?
 Un "sol", dans certaines traditions n'est pas un "sol", qu'à Joseph Samson, vénérable maître de musique religieuse ne déplaise. C'est probablement pour cette raison qu'Isidore de Séville dit qu'on ne peut pas noter la musique. Parce qu'elle n'était pas (encore) aux normes du solfège grec qu'on aurait pu noter (en lettres alphabétiques...)... les "notes" de la tradition orale "débordaient".

 régulièrement:

 Isochroniquement... alors qu'on peur prévoir un jeu subtile et balançant de longues et de brèves... ce que j'appellerais "scander" les neumes.)
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Publié dans chant grégorien

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M
je me permets quelques réserves :les recherches de Perès ont peu-être un intérêt musicologique, mais je ne pense pas qu'il faille chercher de ce côté pour rendre à nos églises le chant liturgique :besoin d'un minimum d'unité , souci de ne pas faire entendre aux fidèles un chant qui leur paraît exotique, difficultés techniques (nécessité d'une certaine maîtrise ,voire virtuosité, vocale).J'ajoute que , les ayant entendus de près psalmodier, les chanteurs de Pérès ne maîtrisent pas , loin de là, le latin et son rythme verbal.On trouve une aide bien plus efficace du côté de Solesmes - je ne parle pas des interprétations mais des recherches.<br /> L'"Ecole solesmienne a bien évolué et l'on peut puiser prudemment ds la sémilogie de Dom cardine et s'instruire ds les stages de cette mouvance.Ne croyez-vous pas?
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J
<br /> Des réserves? Je ne crois pas avoir dit que j'aimerais prendre la manière de chanter de Marcel Pérès comme exemple à imposer à tout chant grégorien dans l'Eglise. Je crois qu'il donne un très bon<br /> apport à toute exécution soliste en grégorien (offertoire, graduel). <br /> Si le stage de septembre normalement organisé par Solesmes avait eu lieu cette année, je ne serai pas allé participer à ce stage sur Paris. Signes des temps?<br /> Il faut avouer aussi que le chant qu'on a bazardé après le concile était le chant grégorien selon la méthode dite de Solesmes qui a quelques aspects de tue-chant. Je sais bien que heureusement<br /> Solesmes n'a jamais chanté selon cette méthode, et que depuis Dom Claire et Dom Cardine, ça évolue bien.<br /> Le jour où vous donnez un stage de rythme verbal latin, merci de me le signaler, je viendrai y participer. C'est un sujet passionnant.<br /> <br /> <br />