Rédemption

Publié le par Jean von Roesgen

 Ceux qui prétendent que Jésus n'avait pas besoin de mourrir sur une croix pour nous sauver de nos péchés sont probablement les mêmes qui n'admettent pas que par nos péchés, nous tuons Jésus, par leurs péchés ils tuent Jésus.

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Publié dans spiritualité

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M
<br /> Voici une petite hisitoire qui transpose, dans un registre compréhensible par n'importe quel enfant du catéchisme, cette nouvelle inouïe que Jésus est mort pour nous, pour nos péchés.<br /> <br /> <br /> Deux frères habitaient ensemble. Le plus jeune se livrait à une vie de débauche et de dérèglement. Le plus âgé, au contraire, était un homme humble et tranquille, craignant Dieu. Un soir, vers<br /> minuit, des coups violents retentirent à la porte d’entrée. L’aîné se hâta d’ouvrir, et il se trouva en face de son frère, pâle, tremblant, les vêtements en désordre et tachés de sang.<br /> « Sauve-moi ! cache-moi ! supplia-t-il. J’ai tué un homme et je suis poursuivi. Regarde, c’est son sang ! »<br /> <br /> Mais comment le cacher de manière à le soustraire à la justice des hommes ? L’amour est ingénieux ! Sans se répandre en paroles inutiles, le frère aîné dépouilla le coupable de ses<br /> vêtements accusateurs et s’en revêtit lui-même; puis il fit endosser son habit sans tache au pauvre meurtrier.<br /> <br /> Les agents de police firent irruption. L’un d’eux s’écria : « C’est ici que se cache l’assassin. Lions-le et emmenons-le ! » Aussitôt dit, aussitôt fait, et le frère aîné fut entraîné<br /> jusqu’à la prison où il fut enfermé. Quelques jours après, le jugement eut lieu. Et en face de ses vêtements tachés de sang, les témoins n’apportaient pas grande lumière.<br /> <br /> « Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? » demanda le juge. Mais l’interpellé ne répondit rien. Le procès fut rapidement terminé et le présumé assassin condamné à mort. Le jour de<br /> l’exécution arriva : le bourreau accomplit sa besogne. Peu après, un messager, une lettre à la main, fut dépêché à la demeure des « deux frères ». Il frappa à la porte ; un homme au<br /> visage pâle, ravagé par l’anxiété, vint lui ouvrir et reçut avec étonnement la lettre du condamné.<br /> <br /> « Aujourd’hui, revêtu de tes habits, je meurs pour toi, mais toi, en souvenir de moi, couvert de mes vêtements, tu devras à l’avenir vivre une vie sainte et juste. »<br /> <br /> Je meurs pour toi... ! Ces quatre mots le bouleversèrent jusqu’au plus profond de son coeur endurci par le péché. Alors, comme revenu soudain à la réalité des choses, il s’écria tout à<br /> coup : « Mais il n’est peut-être pas encore mort ! » Et il se précipita pour aller, si possible, sauver son frère.<br /> <br /> Je meurs pour toi... ! Ces mots émurent le directeur de la prison au plus profond de son âme. Dans une grande agitation, il porta la lettre au juge. Après en avoir pris connaissance, le<br /> magistrat questionna le vrai coupable, qui fit des aveux sincères et complets. Il termina par ce cri d’angoisse: « Faites-moi mourir, car je ne mérite que la mort. »<br /> <br /> Mais la parole du frère aîné n’avait rien perdu de sa valeur. Je meurs pour toi... !<br /> <br /> C’était vrai, il avait pris la place du coupable. Le juge regarda longuement celui qui avait été l’objet d’un aussi grand amour et dut convenir qu’il n’avait pas le droit de le faire emprisonner,<br /> encore bien moins de le condamner à mort.<br /> <br /> La lettre à la main, le coupable gracié rentra chez lui. Là, le coeur broyé sous le poids de ses crimes, il cria vers Dieu, lui apportant sa douleur et son repentir. « Seigneur mon Dieu,<br /> implora-t-il avec larmes, ne me laisse pas mourir dans mes péchés. Un autre que moi en a porté la peine. Donne moi ton secours pour lutter contre le mal. Rends-moi digne de porter les vêtements de<br /> celui qui pour moi a été frappé par la justice de hommes. Aide-moi à les garder purs de toutes souillures et de tous péchés ! »<br /> <br /> Dès ce moment, on ne le reconnut plus, tant il fut transformé. Ses anciens compagnons de débauche essayèrent bien de le ramener à sa vie passée. Mais à toutes leurs sollicitations il opposait<br /> fermement cette seule réponse : « Avec les vêtements que je porte aujourd’hui, il m’est impossible d’aller avec vous ; mon frère ne serait jamais entré dans les lieux que vous<br /> fréquentez ! »<br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Cette petite histoire a vraiment de quoi décourager nos péchés, je trouve, et encourager notre conversion. A la grâce du bon Dieu.<br /> <br /> <br /> <br />