pleine participation

Publié le par Jean von Roesgen

 La participation active, tout le monde croit savoir ce que c'est:

 C'est quand les fidèles ouvrent bien la bouche et répondent dans leur propre langue aux salutations du célébrant, quand ils ont les yeux bien fixés sur le moulin à vent de l'animateur liturgique au moment des chants et qu'ils chantent à pleine voix les cantiques qu'ils connaissent bien et qui les entraînent bien.

 Je ne vais pas insister sur le fait que pour moi, ma participation active, ce serait la participation active des fidèles à la langue propre et aux chants propres de l'Eglise, et non pas la participation (passive) des liturgies d'églises à la langue de leur pays et aux chants en vogue...

 Je parlerai plutôt de pleine participation.

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 Ce serait bien, si dans chaque diocèse au moins il y avait au moins un endroit où on pourrait participer pleinement à la liturgie catholique romaine, ces chants propres, sa langue propre, ses rites propres, et son orientation propre. Et ce indépendamment de la forme de ce rite (ordinaire ou extraordinaire). (Participer activement à une messe basse tridentine avec des cantiques  vernaculaires et des motets eucharistiques et des interludes d'orgue, pour beau que ce soit, n'est pas la pleine participation dont je parle...)

 Il se trouve que dans mon diocèse, le seul endroit où cette pleine participation est possible, soit de forme extraordinaire.

 En même temps, pour rester active, en forme extraordinaire, cette pleine participation aura du mal: Quand la pleine participation au chant exécute encore le "benedictus" du sanctus, la participation active demanderait déjà d'être plongé dans le missel pour prendre part (active) à la suite du canon que dit déjà le prêtre...

 C'est pour ces raisons que le rite romain de 1965 avait harmonisé (parallélisé) ces participations (celle des fidèles et celle du clergé), pour permettre une participation pleine (dans le chant propre) et active (dans la suite du déroulement de la messe).

 L'endroit ordinaire d'une participation pleine et active (qui serait tout à fait possible sous la forme ordinaire de 1969/2002) ne peut pas être la cathédrale, apparemment, parce que cela n'intéresse pas nos évêques, et encore moins le clergé de la cathédrale en général. Les lieux de pèlerinages? Des paroisses personnelles, comme celle de l'abbatiale du Père Gitton?


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Publié dans liturgie

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