modalité/tonalité III

Publié le par Jean von Roesgen

 Je m'explique:

 Il faudrait peut-être quitter le dorémifasol tellement utile pour déchiffrer une partition et pour l'apprendre, et parler en ECeDage:

 E est la note (ou corde de récitation si l'on veut) qui se trouve un demi-ton au-dessous de la note plus haute qu'elle et un ton au-dessus de la note plus basse qu'elle.  1 E 1/2 (exemple: si naturel, ou mi, ou la, en cas d'un si bémol qui le suivrait)

 C est la note (ou la corde de récitation) qui se trouve un ton au-dessous de la note plus haute qu'elle et un demi-ton au-dessus de la note plus basse qu'elle. 1/2 C 1 (exemple: tout genre de toniques: do, fa, sol en cas de fa dièze, la en cas de sol dièze... re en cas de do dièze...)

 D est la note (ou la corde de récitation) plus haute d'un ton que celle au-dessous et plus basse d'un ton que celle au-dessus. 1 D 1 (Exemples: re, sol, la, sauf altérations...)

 La gamme majeure (do ré mi fa sol la si do) du coup s'écrirait:

    C D E C D D E C

 Les (différentes) combinaisons par trois, quatre ou quatre, ou cinq  des C, D, E donnent des tri, tétra ou hexacordes à colorations spécifiques.

 Par trois, on peut avoir CDE DEC ECD par exemple.

 Ces groupement donnent des coloration chromatiques de suites de notes: c'est là que puiseront les formules mélodiques qui s'y promènent...

 La gamme mineur s'écrirait:

 D E C D D E C D
 C                 D E C

 Une gamme pentatonique s'écrirait:

 C D /E/ C D D  (do ré /mi/ fa sol la par exemple)
 D D /F/ C D E   (do ré /mi/ fa sol la avec si bémol en vue (et en aval) par exemple)
 C E /C/ D D D  (do ré /mi bémol/ fa sol la par exemple)
 D E /C/ D D E  (do ré /mi bémol/ fa sol la avec si bémol en vue (et en aval) par exemple)

 On pourrait donc même envisager les cas (ce qui sonne très 16e ou néo-gallican) qui contient une combinaison de C E, du genre de fa dièze, SOL, LA, si bémol, ou do dièze, RE, MI, fa, ou sol dièze, LA, SI, do pour combler les espaces // aux /pi'en/ (notes instables dans les trous tierces de la petatonie... si vous prenez au piano les touches noires pour faire une gamme pentatonique, ce seront les espaces entre mi bémol et fa dièze, ou entre si bémol et do dièze... qui peuvent, sur le piano, se remplir de fa ou mi naturel le premier, et de si ou do naturel le deuxième...)

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 Je continue à m'expliquer:

 Tant qu'il y a des hommes et des femmes (parlant et chantant l'un à l'octave de l'autre), toute combinaison mélodique de n'importe quel chant doit supporter son rapport à l'octave. Sa reprise, ou sa modulation, son transfert à l'octave se comprend, et toute mélodie se comprend aussi à l'octave.

 La reprise à la quinte ou à la quarte est moins évidente, mais elle peut facilement se combiner... (en arrangeant les passages d'une combinaison de cordes (tétracorde, heaxacorde) à l'autre). Un exemple typique, en troisième et quatrième mode est la formule de cadence mi-sol-fa-fa fa-mi qui se retrouve à la quinte: si-re-do-do do-si. C'est deux fois la même chose, à une quinte près: E-D-C-C D-E dans les cordes qui se suivent en E C D (1-3-2-2 2-1).

 Il y a des formules qui traversent indifférement les colorations chromatiques 1-2-3-2-1-2 2-1, peu importe qu'on se trouve en C D D: VIe mode C-D1-D2-D1-C-D1 D1-C (fa-sol-la-sol-fa-sol sol-fa) ou en D E C: premier mode: D-E-C-E-D-E E-D (re-mi-fa-mi-re-mi mi-re)...

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 Enfin, j'ai essayé de m'expliquer un peu de ce matin...

 

 
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Publié dans musique

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