plaie frustrée?

Publié le par Jean von Roesgen

 Quand j'ai été remercié pour ma participation musicale et catéchétique à la paroisse, je n'ai pas été frustré d'un poste de reconnaissance,  j'ai été quelque peu vexé dans ma personne, mais je n'ai fait que gagner en temps et en d'autres possibilités pour  m'investir plus qu'avant dans la chant propre de l'Eglise recommandé si chaudement par le concile Vatican II...

 La plus grande blessure, c'est de compatir avec ce concile bafoué, c'est de compatir avec la vérité trahie par du mensonge, c'est de voir (entendre) la qualité musicale de ma paroisse continuer à dégringoler, les enfants continuer à ne pas prendre goût aux liturgies etc. Ce n'est pas de la frustration, c'est de l'indignation.

++++

 Je ne regrette pas mes choix sur le parcours de ma vocation. Je préfère être frustré de trouver ma place dans l'Eglise que d'être frustré de (la spécificité de) ma vocation à la place que je m'imposerai à l'Eglise ou que j'imposerai à l'Eglise ou que l'Eglise m'imposerai... Mieux vaut une vocation frustrée, qu'un curé frustré dans sa vocation ...et oui, et ce avec tout mon respect pour l'operatio operandum: d'une certaine manière, Jésus était frustré dans son rabbinisme, en tout cas, les pharisien lui contestaient toute autorité... parce que par A plus B, ils pouvaient lui faire une démonstration de son état de pécheur, et par B plus C lui trouver les motifs de condamnation. Mieux vaut pour Jésus d'être resté fidèle à sa mission au frais des postes de reconnaissance pharisiens, que de s'être compromis aux frais de son message et de sa mission. Il y a des frustration qui sont des croix que vous portez à la résurrection, et il y a des frustrations qui crucifient les autres et par lesquelles vous vous condamnez à l'incohérence.
Publicité

Publié dans spiritualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article