Curé d'Ars...
Je pense que tous les prêtres du monde ont célébré aujourd'hui la mémoire de Sant Jean Marie Vianney, curé d'Ars, avec plus ou moins de bonheur:
Le nôtre (célébrant) a hésité quelque peu lors de la prière sur les offrandes qui est, d'une certaine manière, exigeante: "...donne-nous, à la prière de saint Jean-Marie Vianney, d'approcher toujours de ce grand mystère avec un coeur chaste et un coeur pur..."
On a gardé l'évangile du jour, où Jésus marche sur les eaux, et St Pierre se lance à sa suite.
La chasteté est peut-être un peu comme cette marche sur les eaux: elle marche tant qu'elle ne regarde que Jésus, tant qu'elle ne fixe que Jésus et lui fait confiance. Alors qu'elle s'enfonce dès qu'elle se rend compte de ses exploits ou dès qu'elle compte les jours et les mois, ou qu'elle regarde les attirances dans les eaux... Tout n'est pas perdu quand elle s'enfonce: Il faut crier au secours et c'est Jésus qui nous remonte vers lui. Quelque soit la fréquence de nos ré-embourbements, quelque soit la profondeur de nos engouffrements, il n'y a rien de pire que de se faire une raison de marcher au fond du lac. Et ne dédaignons pas la barque de l'Eglise dans toute cette affaire, cette barque qui nous abrite entre deux élans de générosité.
Seule différence: Marcher sur les eaux est un exploit sur-naturel quelque peu en contradiction (disons en défi) des lois naturelles, alors que la continence est la participation à une vie sur-naturelle sans pour autant contredire les lois naturelles.
++++
Si le sacerdoce, c'est l'amour du coeur de Jésus, en quelque sorte, c'est une activité de dépense. Il suffit de répandre l'amour de ce coeur, de distribuer son sang. Mais ce n'est pas une activité de braderie pour autant: Le coeur de Jésus continue à couler, à s'ouvrir, à battre pour le monde, tout blessé et vidé qu'il soit: Le sacerdoce, c'est aussi la participation à ce coeur qui saigne, c'est de compléter les souffrances du Christ, de vivre de ce don, et de le faire vivre, de vivre soi-même ce même don (de soi-même). Il ne s'agit pas de le brader jusqu'à rupture des stocks, mais de continuer à produire ce qui se dispense... de participer à la production (...d'amour, de générosité, d'abandon à la volonté du Père...)
++++
Saint curé d'Ars, priez pour nous.
Le nôtre (célébrant) a hésité quelque peu lors de la prière sur les offrandes qui est, d'une certaine manière, exigeante: "...donne-nous, à la prière de saint Jean-Marie Vianney, d'approcher toujours de ce grand mystère avec un coeur chaste et un coeur pur..."
On a gardé l'évangile du jour, où Jésus marche sur les eaux, et St Pierre se lance à sa suite.
La chasteté est peut-être un peu comme cette marche sur les eaux: elle marche tant qu'elle ne regarde que Jésus, tant qu'elle ne fixe que Jésus et lui fait confiance. Alors qu'elle s'enfonce dès qu'elle se rend compte de ses exploits ou dès qu'elle compte les jours et les mois, ou qu'elle regarde les attirances dans les eaux... Tout n'est pas perdu quand elle s'enfonce: Il faut crier au secours et c'est Jésus qui nous remonte vers lui. Quelque soit la fréquence de nos ré-embourbements, quelque soit la profondeur de nos engouffrements, il n'y a rien de pire que de se faire une raison de marcher au fond du lac. Et ne dédaignons pas la barque de l'Eglise dans toute cette affaire, cette barque qui nous abrite entre deux élans de générosité.
Seule différence: Marcher sur les eaux est un exploit sur-naturel quelque peu en contradiction (disons en défi) des lois naturelles, alors que la continence est la participation à une vie sur-naturelle sans pour autant contredire les lois naturelles.
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Si le sacerdoce, c'est l'amour du coeur de Jésus, en quelque sorte, c'est une activité de dépense. Il suffit de répandre l'amour de ce coeur, de distribuer son sang. Mais ce n'est pas une activité de braderie pour autant: Le coeur de Jésus continue à couler, à s'ouvrir, à battre pour le monde, tout blessé et vidé qu'il soit: Le sacerdoce, c'est aussi la participation à ce coeur qui saigne, c'est de compléter les souffrances du Christ, de vivre de ce don, et de le faire vivre, de vivre soi-même ce même don (de soi-même). Il ne s'agit pas de le brader jusqu'à rupture des stocks, mais de continuer à produire ce qui se dispense... de participer à la production (...d'amour, de générosité, d'abandon à la volonté du Père...)
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Saint curé d'Ars, priez pour nous.
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