accélérations estompantes
Quand je mène des considérations sur les développements (évolutions/révolutions) organiques dans le passé, il faudrait ne pas perdre de vue deux phénomènes peut-être liés:
Avec le recul, les contrastes s'estompent comme dans un paysage de Joos de Momper. Plus une évolution est loin de nous, moins elle est contrastée. Nous ne comprenons plus ce qu'il y a pu y avoir de choquant dans le Rock par rapport au buggy-wuggy. Nous ne comprenons plus pourquoi les impressionnistes avaient besoin d'un salon indépendant. Ces contrastes se sont atténués avec le temps.
Notre lecture de l'histoire essaye toujours d'organiser les évènements: Nous aimons faire une lecture organique et discursive de l'histoire, ou les évènements coulent presque tout naturellement l'un de l'autre.
Les contrastes historiques s'estompent à un pas accéléré: la différence entre 2000 avant Jésus-Christ et 1000 avant Jésus-Christ revient pratiquement à la différence entre 100 après Jésus-Christ, et 200 après Jésus-Christ, ou la différence entre 2000 et 2010.
On dit souvent que les évolutions s'accélèrent. Et si c'était les oublies qui s'accéléraient?
++++
Comme pour une européen qui connaît peu de chinois, tous les chinois se ressemblent, pour quelqu'un qui ne connaît rien en musique, toute la musique classique n'est qu'un bloque qui se tient.
On ne comprend plus rien -sauf si on se spécialise dans les questions- aux oppositions des différents styles du temps d'un Schuman, d'un Schubert ou plus tard d'un Wagner. Berlioz, pour nous, est tout classique. Alors que pour certains de ces contemporains, c'était inaudible. Scandaleux.
Ce que nous appelons chant grégorien, et qui est probablement de la refonte du répertoire (textuel) du chant romain sous l'emprise des mélodies du chant gallican, n'était pas vraiment un développement "organique" qui partait des deux répertoires... c'était pour le moins une hybridation assez osée.
Avec le recul, les contrastes s'estompent comme dans un paysage de Joos de Momper. Plus une évolution est loin de nous, moins elle est contrastée. Nous ne comprenons plus ce qu'il y a pu y avoir de choquant dans le Rock par rapport au buggy-wuggy. Nous ne comprenons plus pourquoi les impressionnistes avaient besoin d'un salon indépendant. Ces contrastes se sont atténués avec le temps.
Notre lecture de l'histoire essaye toujours d'organiser les évènements: Nous aimons faire une lecture organique et discursive de l'histoire, ou les évènements coulent presque tout naturellement l'un de l'autre.
Les contrastes historiques s'estompent à un pas accéléré: la différence entre 2000 avant Jésus-Christ et 1000 avant Jésus-Christ revient pratiquement à la différence entre 100 après Jésus-Christ, et 200 après Jésus-Christ, ou la différence entre 2000 et 2010.
On dit souvent que les évolutions s'accélèrent. Et si c'était les oublies qui s'accéléraient?
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Comme pour une européen qui connaît peu de chinois, tous les chinois se ressemblent, pour quelqu'un qui ne connaît rien en musique, toute la musique classique n'est qu'un bloque qui se tient.
On ne comprend plus rien -sauf si on se spécialise dans les questions- aux oppositions des différents styles du temps d'un Schuman, d'un Schubert ou plus tard d'un Wagner. Berlioz, pour nous, est tout classique. Alors que pour certains de ces contemporains, c'était inaudible. Scandaleux.
Ce que nous appelons chant grégorien, et qui est probablement de la refonte du répertoire (textuel) du chant romain sous l'emprise des mélodies du chant gallican, n'était pas vraiment un développement "organique" qui partait des deux répertoires... c'était pour le moins une hybridation assez osée.
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