apprendre le latin

Publié le par Jean von Roesgen

 Pour la liturgie, on n'a pas besoin d'apprendre le latin comme un latiniste, il ne faut pas apprendre le latin des érudits, mais il faut apprendre le latin de tous les jours, le latin du petit parlé quotidien de la messe et de ses chants. La liturgie, c'est les rues de cette langue, la liturgie, c'est la chambre familiale, la maison familiale de cette langue, la liturgie, ce sont les jeux de cette langue d'enfance, la liturgie, c'est l'activité quotidienne de cette langue ordinaire.

 La liturgie, c'est l'activité de notre mère l'Eglise qui nous apprend à parler et à parler au Père (et au grand Frère) qui est absent, qui devient manifestement présent d'ailleurs, en l'écoutant et en lui parlant, qui est toujours avec nous, jusqu'à la fin des temps... là où nous sommes réunis en son nom.
 Si nous n'avons qu'une seule mère (pour être vraiment réunis, il vaudrait mieux peut-être), nous n'avons qu'une seule langue maternelle que chacun maîtrise à son niveau.
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Publié dans liturgie

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M
Vous avez , en gros , raison , Jean ....mais vous qui vous adonnez, je suppose, à la récitation des "heures" , il vous est certainement arrivé de tomber sur un "os" à la lecture de telle ou telle hymne.L'hymnodie est très souvent le fief des latinistes érudits, convenez-en.
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J
<br />  C'est ce qui est merveilleux avec cette langue (même dans la liturgie): Qu'elle a beaucoup de niveaux, comme toutes les langues vivantes... mais si un de ses plus hauts niveaux ne m'est<br /> toujours pas accessible, ce n'est certainement pas une raison pour abandonner son béaba.<br />  En effet, les hymnes sont des champs d'ossements pour moi, mais de temps en temps, à force de les répéter (et de devenir plus familier avec certaines mélodies, donc moins préoccupé par les<br /> notes), il y a du sens qui en découle, il y a des os qui s'assemblent et qui se couvrent de chaire..<br /> <br /> <br />