Glossolalies autour de Pentecôte

Publié le par Jean von Roesgen

 Je n'ai pas pu m'empêcher à la messe dans la maison de soins psychiatriques où je suis allé cet après-midi, parce que ce matin, le curé très fatigué n'a pas pu assurer la messe, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander si le chant grégorien ne serait pas mieux adapté pour ces gens qui chantent en onomatopées en générale, ou en bruits qui ressembleraient à de la glossolalie. S'il vaut vraiment la peine de leur chanter des chants qu'on "comprend" ou de leur passer de la musique pré-enregistrée...

 Ils m'ont donné la réponse eux-mêmes. Spontanément, après la communion, ils chantonnaient: Ave, ave, ave Maria. Ave, Ave, Ave Maria... qui est en quelle langue?

 La langue qui échappe peut-être mieux à certains traumatismes qu'ils ont reçu dans celle(, maternelle) où on essaye de leur passer la bonne nouvelle de Dieu.

 Nos langues maternelles sont toutes un peu tarées, et une langue sacrée a l'avantage d'y échapper.

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 Puisqu'il n'y a plus d'octave après Pentecôte, et que le jeudi est le seul jour où il y a la messe pour ces gens, il fallait donc anticiper la fête, et c'était la messe de la Pentecôte...

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 Si les 18 peuples qui assistaient à l'évènement entendaient chacun parler les apôtres dans leur langue maternelle, cela ne veut pas dire, justement cela ne veut pas dire qu'on traduisait ce que disaient les apôtres en 18 langues, mais cela veut dire que les 18 langues différentes comprenaient une seule langue, celle que parlaient les apôtres chacun la comprenait comme (si c'était ) sa propre langue.

 Dire qu'il y en a qui utilisent cette épisode de Pentecôte pour justifier les 1001 langues liturgiques vernaculaires qu'on a depuis le commissionnement du concile. Il faut vraiment avoir des tomates devant les yeux et des carottes dans les oreilles pour y arriver...

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 On a donc tous demandé l'Esprit Saint pour pouvoir se dire la Bonne Nouvelle. Parce que l'équipe de l'aumônerie aimerait bien parfois être compris et trouver le langage de ces malades, comme les apôtres ont trouvé droit au coeur de ceux qui les écoutaient (non, ils ne faisaient aucun effort pour trouver le langage des peupels en question). Pourvu que ces malades trouvent droit au coeur de leur équipe, et que cette équipe trouve droit au coeur de la Tradition, et que l'Esprit Saint trouve droit au coeur de tous, tous s'entendront:

 C'est le renvoi tout transparent de Jésus au Père qui guérissait les malades. Il n'avait rien du Rabbi, supérieur qui dispense son enseignement, tout Rabbi (inférieur) qu'il était à dispenser son enseignement...  Le droit du Père à son coeur donnait droit au coeur de ceux qui s'en approchaient.

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Publié dans spiritualité

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