Indices

Publié le par Jean von Roesgen

 Vous voulez savoir si pour votre curé, le chant, c'est quelque chose d'inhérent à la célébration, ou quelque chose de superflu ou de plus, un ornement, une décoration pour faire joli ou agrémenter certains moments ennuyeux?
 Il suffit de regarder ses priorités: S'il met la priorité à une liturgie chantée en soi (dialogues, acclamations), c'est que pour lui, le chant c'est une manière d'être particulièrement concerné, intégré, immergé, incarné dans (par) la liturgie. S'il ne chante jamais les dialogues, mais s'il chante des petits refrains par-ci et par-là, et des cantiques, et s'il fait volontiers chanter aux autres des pièces bien jolies, ou s'il aime faire jouer de la musique instrumentale ou pré-enrégistrée, c'est que pour lui, la musique, c'est un divertissement à la liturgie. Un petit agrément.

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 Si vous voulez savoir si votre curé est un adepte d'un esprit de rupture au moment du concile, ou s'il est adepte d'un esprit de continuité dans la tradition, demandez-vous, (indépendemment des questions de latin et de chant grégorien qui sont aussi très révélatrices à ce sujet), si vous l'avez déjà une fois entendu se servir de la première prière eucharistique, c'est-à dire du canon romain (dans sa traduction vernaculaire). Il y a des prêtres qui évitent cette prière eucharistique comme si elle venait tout droit de l'enfer.
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Publié dans liturgie

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M
Deux indices complémentaires :<br /> <br /> 1. Pour l'acte pénitentiel, il tentera d'éviter comme la peste le « Je confesse à Dieu tout puissant... » lui préférant systématiquement la troisième forme de l'acte pénitentiel (celle qui est mêlée au Kyrie).<br /> <br /> 2. Pour la profession de foi, il optera chaque fois pour le symbole des Apôtres, reléguant le symbole de Nicée-Constantinople aux oubliettes. Non seulement il se libère de cette création plus tardive de l'Église, mais en plus, il gagne presque deux minutes (si la profession de foi est chantée), temps précieux qu'il peut ainsi mettre à profit pour se lancer dans des improvisations et commentaires bien souvent superflus.
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J
<br />  Tout à fait, pour l'indice de la profession de foi, c'est ahurissant. Le Credo de Nicée-Constantinople n'a jamais trouvé grâce en traduction. (Pas plus en allemand qu'en français.) Seul moyen<br /> pour le prévoir à une messe, c'est de proposer de le chanter en latin.<br /> <br />  L'indice du "Je confesse" remplacé systématiquement par des intentions suivis du Kyrie est vrai pour les messes de dimanche. Par contre, en semaine, comme personne (ni les missels jettables,<br /> ni les fiches dominicales, ni l'équipe liturgique, ni l'équipe des catéchistes...) n'aura prémâché des intentions, ces mêmes prêtres souvent optent pour la facilité du "Je confesse".<br /> <br /> <br />