Bouche-trou II

Publié le par Jean von Roesgen

 Même si on tient à garder un tapis uniforme, un fond de toile uniformément colorée par des tons décolorés de pastel ou de petits gris, il ne faudrait pas que par souci d'uniformité on empêche de se former des petits centres de couleurs vives, de petits bouquets pétants...

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 Cela devrait être le cas, sur un plan liturgique de toutes nos cathédrales, d'être un centre de rayonnement en musique religieuse et en liturgie conforme aux rubriques (on sait les piètres paroisses dépeuplées que forment ces centres de ville, le peu de recrutement qu'ont leurs chorales... et l'esprit du clergé affecté à ces endroits en générale: du clergé qui a eu du succès à court terme en banlieue et qu'on place en centre de la dépression...).
 Et cela devrait être le cas des monastères et des lieux de pèlerinage. (Dans le Lot, les choses s'arrangent pour Rocamadour, et se dégradent pour le Mont St Joseph... sans parler des autres petits pèlerinages: Notre Dame de Verdale...)

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 Au sujet de la pastorale à court terme, (Marie Madeleine Martin parle des missionnaires qui au lieu de semer (à long terme) sans se soucier de la récolte, veulent à tout prix -et donc à court terme- voir des épis gonflés: traduire et vulgariser (on peut parler de braderie) au lieu d'enseigner les bases: un catéchisme ferme, une belle liturgie, le latin d'Église), c'est un peu comme ceux qui plantent des forêts: Petits sapins de Noël (jetables) ou chênes (qui feront des meubles qui durent des siècles)?

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 Au sujet de l'apport grégorien dans la liturgie de Lacapelle, le curé, à un moment se lamentait: "Mais pourquoi Lacapelle", comme s'il s'agissait d'une victime, au lieu de voir une privilégiée, et de profiter de la chance (déjà d'avoir quelqu'un qui aurait pu l'aider à apprendre à chanter les préfaces, et le rudimentaire de ce que lui est demandé en formation liturgique et musicale grégorienne... mais lui ne veut rien en savoir, parce qu'il faut garder le niveau nul et délavé du fond de toile pastorale) pour former -avec l'aide des enfants qui apprennent vite et bien- une liturgie simplement belle et traditionnelle, fière de ses trésors, vive en couleurs authentiques, se détachant de la musique des fêtes du village.

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Publié dans liturgie

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M
Excellent billet ! <br /> <br /> « Mais pourquoi Lacapelle ? Que peut-il sortir de bon de Lacapelle ? » Toutes proportions gardées, d'autres qui n'avaient rien compris, se posaient déjà la question : « Mais, que peut-il sortir de bon de Nazareth ? ». Ils devaient être un peu gênés de voir un drôle d'inconnu chahuter leurs petites certitudes...
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J
<br />  Toutes proportions gardés, il s'agirait d'ailleurs un peu de l'inverse: A un moment on me reprochait d'être resté étranger à leur bonnes pratiques... j'étais l'intrus: que peut-il nous<br /> arriver de bon du Luxembourg?  Ce ne serait pas un boche? Ils faisaient comme si je leur imposait le latin comme du luxembourgeois.<br /> <br />  <br /> <br /> <br />