Hamard I
La soir, Hamard rentrait de la chasse. Il avait largement chassé le double de ce dont il avait besoin pour vivre. Mais il savait que pour avoir le droit de rentrer dans la grotte, de cuire sa proie au feu, de manger et de se reposer un peu en famille, il devait neuf dixième de ses proies à ceux qui étaient restés dans la grotte autour du feu à jouer un jeu hyper-compliqué (dont il n'avait jamais rien compris, raison qui l'en avait d'ailleurs écarté dès son plus jeune âge, quand on s'est rendu compte qu'il était bien plus doué pour la chasse dehors, dans le froid, le danger et la boue) avec des coquillages, des osselets, des bouts de bois et de pierres, auquel il devait le succès de sa chasse.
Le feu était alimenté par d'autres gens encore moins doués que lui qui sortaient tous les matins de la grotte pour ramasser du bois, ce que les gens autour du feu leur payaient en petites rations de viande et de racines, fruits et feuilles ramassés et livrés au neuf dixième par les femmes et les enfants de tous ceux qui, le matin, étaient obligés de sortir.
Le feu était alimenté par d'autres gens encore moins doués que lui qui sortaient tous les matins de la grotte pour ramasser du bois, ce que les gens autour du feu leur payaient en petites rations de viande et de racines, fruits et feuilles ramassés et livrés au neuf dixième par les femmes et les enfants de tous ceux qui, le matin, étaient obligés de sortir.
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