prêt à vie ou prêt à mort?

Publié le par Jean von Roesgen

 Dans son excellent article sur la question de savoir comment qui devrait accepter tout le concile, Spaemann vient à parler du lever de l'interdit de prêter à intérêts dans l'Eglise. D'après ce qu'il dit, les dominicains étaient farouchement pour le maintient de cet interdit, parce qu'ils ne voyaient pas que les mécanismes de prêt avaient évolué: Ce n'était plus un moyen pour brimer encore plus quelqu'un dans le besoin, mais un moyen de relance de confiance pour des opérations de travail et d'échange.

 Voilà le critère de distinction qu'il aurait fallu maintenir lors de la lever de l'interdit systématique: A quelle condition le prêt est charitable, et à quelle condition il ne l'est pas, tout simplement. Tout le système économique n'a pas évolué de lui même dans le sens requis vers la fin du moyen âge que je sache...

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 Ce même article fait comprendre à quel point ce n'est qu'au pied de ce concile que pourront se réconcilier les parties dites traditionnalistes et dites progressistes de l'Eglise, au pied de la lettre de ce concile, non pas pour rester collé à cette lettre, mais pour continuer à évoluer ensemble, à progresser ensemble dans la tradition.
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Publié dans spiritualité

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