autrement II
Je ne suis pas toujours heureux des messes auxquelles j'assiste, loin de là. Ce n'est pas tellement une question esthétique de l'ordre du "j'aime ou j'aime pas, ou je préfère tel chant à tel autre", mais il en va de la participation, la vraie au mystère, et de l'assemblée, du prêtre et de ma nullité, qui a besoin d'une vraie participation à une liturgie vraie, c'est à dire vraiment dans la tradition, vraiment centrée sur le Christ, se recevant vraiment du Christ. Pour cela, se tenir aux rubriques est -d'après mon avis- toujours le meilleur garant. En clair: toutes les messes que ne sont pas de cet avis ont beaucoup de mal à nourrir ma foi.
Et pourtant, je ne mettrai jamais en question la validité de ces messes bricolées, déconcentrées, chantonnonantes...
... est-ce parce que la crucifixion, dans tout son dépouillement nous donne l'exemple à quel point un sacrifice peut être pauvre, négligé, bafouillé, invalidifié, tout en restant, tout en étant l'exemple même du sacrifice le plus valide qu'il n'y a jamais eu. On est loin des prescriptions rituelles d'un holocauste juif, ou d'un repas pascal. On est à son achèvement. Pour instaurer l'Eucharistie, Jésus avait pédagogiquement bien fait de l'anticiper dans un repas rituel.
Ce qui ne veut pas dire que nos messes ressemblent à un tel dépouillement, mais la défiguration de nos messes prend parfois des proportions crucifiantes. Il s'agit d'ailleurs plus d'ajouts, et d'encombrements que de dépouillement... un, deux, trois clous coupés collés en plus ici, une, deux, trois flagellations sonores par là... une, deux, trois punaises qui épinglent des panneaux et des affiches aniconographiques par-ci et par là... cela ressemble plus à ceux qui font la fête en ville pendant que Jésus meurt en croix. Tournant le dos à Jésus qui se meurt.
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Ce n'est pas non plus à la fin de son sacrifice sur la croix, que Jésus dit: Faites ceci en mémoire de moi.
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Certes, il nous invite tous à porter notre croix et à le suivre, mais il ne fait pas à tous le don de devenir martyres.
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Et pourtant, je ne mettrai jamais en question la validité de ces messes bricolées, déconcentrées, chantonnonantes...
... est-ce parce que la crucifixion, dans tout son dépouillement nous donne l'exemple à quel point un sacrifice peut être pauvre, négligé, bafouillé, invalidifié, tout en restant, tout en étant l'exemple même du sacrifice le plus valide qu'il n'y a jamais eu. On est loin des prescriptions rituelles d'un holocauste juif, ou d'un repas pascal. On est à son achèvement. Pour instaurer l'Eucharistie, Jésus avait pédagogiquement bien fait de l'anticiper dans un repas rituel.
Ce qui ne veut pas dire que nos messes ressemblent à un tel dépouillement, mais la défiguration de nos messes prend parfois des proportions crucifiantes. Il s'agit d'ailleurs plus d'ajouts, et d'encombrements que de dépouillement... un, deux, trois clous coupés collés en plus ici, une, deux, trois flagellations sonores par là... une, deux, trois punaises qui épinglent des panneaux et des affiches aniconographiques par-ci et par là... cela ressemble plus à ceux qui font la fête en ville pendant que Jésus meurt en croix. Tournant le dos à Jésus qui se meurt.
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Ce n'est pas non plus à la fin de son sacrifice sur la croix, que Jésus dit: Faites ceci en mémoire de moi.
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Certes, il nous invite tous à porter notre croix et à le suivre, mais il ne fait pas à tous le don de devenir martyres.
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