Autrement dit
Ce n'est pas à la fin des noces de Cana, où Jésus, au grand plaisir de ceux qui apprécient les bons vins (dont je ne fais pas partie, j'avoue), a changé de la bonne eau en très bon vin, qu'il disait: Faites ceci en mémoire de moi.
Ce n'est pas à la fin d'un des (si?) nombreux repas avec des pécheurs qu'il aurait dit: Faites ceci en mémoire de moi.
Ce n'est pas à la fin d'un repas familial, fraternel, convivial chez ses amis de Béthanie qu'il disait: Faites ceci en mémoire de moi.
Ce n'est pas à la fin d'un repas officiel ou officieux chez Simon le Phariséen qu'il dit: Faites ceci en mémoire de moi.
++++
Je crois que Jésus savait ce qu'il disait, et il savait ce qu'il faisait. Et je crois qu'il savait ce qu'il disait au moment de faire ce qu'il faisait, et il savait ce qu'il faisait au moment où il disait ce qu'il avait à dire.
++++
C'est à la fin d'un repas pascal qu'il anticipait sa passion dans un repas sacré dans l'intimité des ses disciples avec tout le sérieux du rituel requis par la tradition qu'il disait: Faites ceci en mémoire de moi.
Le lendemain de ce repas donne tout le poids du sérieux de ce mystère, et l'après demain n'enlève rien de ce sérieux. Le resuscité porte toujours les marques de sa passion. Ce n'est pas un retour à la bonne popote entre copains... le repas des noces de l'agneau, le repas céleste n'est pas triste, ni replié sur lui-même, mais conscient de l'impasse, du trou d'aiguille par lequel il fallait passer.
++++
Je ne dis pas que les curés ne devraient pas manger là où ils sont invités, et aller à la rencontre des pécheurs, et se faire inviter par eux, ou les inviter à manger, qu'il ne faut pas participer à des apéros officiels et officieux et à des mariages et des repas familiaux...
...mais je voulais dire que la messe, c'est la messe, et autre chose, c'est autre chose, un dimanche, c'est un dimanche, et il n'y en a pas d'autrement, si ce n'est pas la messe avec tout le sérieux du rituel de la tradition requis.
Ce n'est pas à la fin d'un des (si?) nombreux repas avec des pécheurs qu'il aurait dit: Faites ceci en mémoire de moi.
Ce n'est pas à la fin d'un repas familial, fraternel, convivial chez ses amis de Béthanie qu'il disait: Faites ceci en mémoire de moi.
Ce n'est pas à la fin d'un repas officiel ou officieux chez Simon le Phariséen qu'il dit: Faites ceci en mémoire de moi.
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Je crois que Jésus savait ce qu'il disait, et il savait ce qu'il faisait. Et je crois qu'il savait ce qu'il disait au moment de faire ce qu'il faisait, et il savait ce qu'il faisait au moment où il disait ce qu'il avait à dire.
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C'est à la fin d'un repas pascal qu'il anticipait sa passion dans un repas sacré dans l'intimité des ses disciples avec tout le sérieux du rituel requis par la tradition qu'il disait: Faites ceci en mémoire de moi.
Le lendemain de ce repas donne tout le poids du sérieux de ce mystère, et l'après demain n'enlève rien de ce sérieux. Le resuscité porte toujours les marques de sa passion. Ce n'est pas un retour à la bonne popote entre copains... le repas des noces de l'agneau, le repas céleste n'est pas triste, ni replié sur lui-même, mais conscient de l'impasse, du trou d'aiguille par lequel il fallait passer.
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Je ne dis pas que les curés ne devraient pas manger là où ils sont invités, et aller à la rencontre des pécheurs, et se faire inviter par eux, ou les inviter à manger, qu'il ne faut pas participer à des apéros officiels et officieux et à des mariages et des repas familiaux...
...mais je voulais dire que la messe, c'est la messe, et autre chose, c'est autre chose, un dimanche, c'est un dimanche, et il n'y en a pas d'autrement, si ce n'est pas la messe avec tout le sérieux du rituel de la tradition requis.
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