sacrées distinctions
Pour maintenir du sacré, du "retranché", du "retiré", du "coupé", il faut savoir distinguer. Si on ne sait pas distinguer, il faut apprendre à distinguer.
(Ce n'est pas bien difficile. Il n'y a pas que les mouvements de synthèse, il y a aussi les mouvements d'analyse de notre esprit. Distinguer, c'est une espèce d'arrêt sur une analyse... Si Saint Thomas est le patron des études théologiques, je crois que c'est surtout pour son savoir-faire dans cette matière, plus que pour le contenu de son enseignement... c'est sa capacité extraordinaire de distinguer, de couper à l'endroit juste avec la parole, comme d'une épée à double tranchant, qui a donné l'enseignement le plus excellent de son temps...)
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Pour maintenir l'espace de l'autel le plus sacré possible, c'est bien de distinguer un porte-pot-de-fleur, un dépose-vase d'un autel. C'est bien de distinguer un porte-livre de l'autel (c'est une des leçons du concile vatican II), c'est bien de distinguer l'autel d'un chandelier, de le distinguer d'un porte-micro et de le distinguer d'une crédence (la tablette, où on entrepose les burettes d'eau et de vin, et les utensils du lavement des maines...)...
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Sans distinctions, il n'y a pas de sacré. Sans sacré, il n'y a pas de sanctification.
Si la sainteté est en premier lieu un mouvement de Dieu vers l'homme, le mouvement qui s'en suit est le mouvement de l'homme vers Dieu. Si la seule réponse de l'homme au mouvement de Dieu vers l'homme, c'est de rester tourné sur-lui même, de continuer à se mouvoir en rond autour de soi-même, ce n'est pas la peine.
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(Ce n'est pas bien difficile. Il n'y a pas que les mouvements de synthèse, il y a aussi les mouvements d'analyse de notre esprit. Distinguer, c'est une espèce d'arrêt sur une analyse... Si Saint Thomas est le patron des études théologiques, je crois que c'est surtout pour son savoir-faire dans cette matière, plus que pour le contenu de son enseignement... c'est sa capacité extraordinaire de distinguer, de couper à l'endroit juste avec la parole, comme d'une épée à double tranchant, qui a donné l'enseignement le plus excellent de son temps...)
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Pour maintenir l'espace de l'autel le plus sacré possible, c'est bien de distinguer un porte-pot-de-fleur, un dépose-vase d'un autel. C'est bien de distinguer un porte-livre de l'autel (c'est une des leçons du concile vatican II), c'est bien de distinguer l'autel d'un chandelier, de le distinguer d'un porte-micro et de le distinguer d'une crédence (la tablette, où on entrepose les burettes d'eau et de vin, et les utensils du lavement des maines...)...
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Sans distinctions, il n'y a pas de sacré. Sans sacré, il n'y a pas de sanctification.
Si la sainteté est en premier lieu un mouvement de Dieu vers l'homme, le mouvement qui s'en suit est le mouvement de l'homme vers Dieu. Si la seule réponse de l'homme au mouvement de Dieu vers l'homme, c'est de rester tourné sur-lui même, de continuer à se mouvoir en rond autour de soi-même, ce n'est pas la peine.
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