La liturgie est là pour l'homme, et non pas l'homme pour la liturgie.

Publié le par Jean von Roesgen

 Si la médecine est là pour l'homme, et non pas l'homme pour la médecine, cela ne veut pas dire qu'il ne faut plus opérer, c'est à dire qu'il ne faut pas accepter qu'un étranger vienne enlever un corps étranger dans mon corps, ou arranger une étrangeté dans mon corps..., qu'il ne faut plus prescrire des régimes, qu'il ne faut mettre plus personne à la diète, que les cures sont inutiles, qu'il ne faut pas faire d'efforts pour rester en bonne santé, qu'il ne faut plus écouter l'avis d'un étranger mieux au courant que moi dans ce qui se passe dans mon corps, cela ne veut pas dire qu'il ne faudrait plus qu'il y ait des spécialistes en médecine, et cela ne veut pas dire non plus que toute les médecines populaires ou traditionnelles sont à mettre au placard, que seule la médecine pétrochimique soit bonne, active et efficace... cela ne veut pas dire que dorénavant, on prendra des bonbons au miel comme seuls médicaments.

 Pour que la liturgie soit pour l'homme justement, et non pas l'homme pour la liturgie, il faut qu'elle ne se réduise pas à ce qu'il a et ce qu'il est de toute façon, mais qu'elle l'aide à se dépasser, se découvrir, se libérer.

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 Il y a des aliénations qui déshumanisent, et il y a des aliénations qui humanisent. Le drame du XXe siècle, c'est de ne pas avoir su différencier ces deux espèces d'aliénations.

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 Il faut que l'homme serve la liturgie pour qu'elle le/lui serve. Si d'abord il se sert de la liturgie, sans la servir, elle le servira très mal...

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Publié dans liturgie

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