Equivalences III
Si Y, dans un certain domaine, est approprié à la situation, à l'évènement ou au déroulement A, et X , du même domaine, est, lui aussi approprié à cette même situation, évènement ou déroulement A, je crois que la moindre des choses à dire, c'est qu'il doit y avoir certaines correspondances, une certaine équivalence entre X et Y, puisqu'ils sont du même domaine, et appropriés au même moment A.
Seulement, pour les chants appropriés à une certaine situation(évènement/déroulement) liturgique (moment du jour, temps liturgique, situation paroissiale, genre d'office, moment de l'office, degré de festivité...), le domaine commun, entre le chant grégorien et les cantiques vernaculaires, c'est d'être du chant.
Et j'ai presque envie de dire: Et c'est tout.
La manière qu'à un chant vernaculaire d'être approprié à un moment liturgique est tellement différent de la manière d'un chant grégorien d'être approprié... qu'il n'y a que très peu d'équivalence possible entre ces deux genres de chant.
Et ce malgré l'avertissement du motu proprio de 1903 qu'un chant est d'autant plus apte à accompagner un moment liturgique, qu'il fait comme le chant grégorien: qu'il fait un avec ce moment liturgique, c'est à dire qu'il lui est le moins étranger, ou qu'il est le plus connaturel à ce moment... il devrait y avoir comme une symbiose organique. Comme c'est le cas du chant grégorien...
(Je m'excuse, mais je trouve pas ça en français...au numéro 3: ...Gregorian Chant has always been regarded as the supreme model for sacred music, so that it is fully legitimate to lay down the following rule: the more closely a composition for church approaches in its movement, inspiration and savor the Gregorian form, the more sacred and liturgical it becomes; and the more out of harmony it is with that supreme model, the less worthy it is of the temple. )
Cette instruction restait un peu entravée par une certaine interdiction aux chants vernaculaires de se calquer sur le chant grégorien, comme feraient les chants orthodoxes, qui traduisent les textes, et adaptent les mêmes melodies... pour passer d'une langue dans une autre. Tel n'a pas été le choix linquistique de l'Eglise occidentale...
Du coup, au moment où les liturgies furent ouvertes (ouvertement) au chants vernaculaires, on n'avait d'autre recours qu'aux cantiques parfaitement étrangers au genre(s) grégorien(s).
Ces chants vernaculaires sont généralement versifiés, et rimés. Le chant grégorien est en vers et rythmes libres... (sauf pour les hymnes, séquences, prosules...) pratiquement jamais rimé... Les chants vernaculaires sont très rarement bibliques... tout au plus, ils sont d'inspiration biblique ou de l'ordre de la paraphrase... Les chants grégoriens sont généralement d'origine biblique pour le texte.
Il n'y a que très peu de chants vernaculaires bibliques non versifiés des années 50... (Deiss). Les chants du renouveau misent plus sur la paraphrase biblique...
Les mélodies grégoiennes sont modales. Les mélodies vernaculaires sont tonales. Elles sont d'un ordre culturel beaucoup plus restreint, européen, de la musique classique, ou de ses dérivés populaires... (Donc bien moins universelles.)
Les mélodies grégoriennes sont d'un rythme organique, verbal, assujetti au texte (au moins une telle interprétation des neumes est possible, et, je dirai, tout à fait de tradition dans l'Eglise). Les mélodies vernaculaires sont d'un rythme contraignant, mécanique, s'imposant au texte...
Seulement, pour les chants appropriés à une certaine situation(évènement/déroulement) liturgique (moment du jour, temps liturgique, situation paroissiale, genre d'office, moment de l'office, degré de festivité...), le domaine commun, entre le chant grégorien et les cantiques vernaculaires, c'est d'être du chant.
Et j'ai presque envie de dire: Et c'est tout.
La manière qu'à un chant vernaculaire d'être approprié à un moment liturgique est tellement différent de la manière d'un chant grégorien d'être approprié... qu'il n'y a que très peu d'équivalence possible entre ces deux genres de chant.
Et ce malgré l'avertissement du motu proprio de 1903 qu'un chant est d'autant plus apte à accompagner un moment liturgique, qu'il fait comme le chant grégorien: qu'il fait un avec ce moment liturgique, c'est à dire qu'il lui est le moins étranger, ou qu'il est le plus connaturel à ce moment... il devrait y avoir comme une symbiose organique. Comme c'est le cas du chant grégorien...
(Je m'excuse, mais je trouve pas ça en français...au numéro 3: ...Gregorian Chant has always been regarded as the supreme model for sacred music, so that it is fully legitimate to lay down the following rule: the more closely a composition for church approaches in its movement, inspiration and savor the Gregorian form, the more sacred and liturgical it becomes; and the more out of harmony it is with that supreme model, the less worthy it is of the temple. )
Cette instruction restait un peu entravée par une certaine interdiction aux chants vernaculaires de se calquer sur le chant grégorien, comme feraient les chants orthodoxes, qui traduisent les textes, et adaptent les mêmes melodies... pour passer d'une langue dans une autre. Tel n'a pas été le choix linquistique de l'Eglise occidentale...
Du coup, au moment où les liturgies furent ouvertes (ouvertement) au chants vernaculaires, on n'avait d'autre recours qu'aux cantiques parfaitement étrangers au genre(s) grégorien(s).
Ces chants vernaculaires sont généralement versifiés, et rimés. Le chant grégorien est en vers et rythmes libres... (sauf pour les hymnes, séquences, prosules...) pratiquement jamais rimé... Les chants vernaculaires sont très rarement bibliques... tout au plus, ils sont d'inspiration biblique ou de l'ordre de la paraphrase... Les chants grégoriens sont généralement d'origine biblique pour le texte.
Il n'y a que très peu de chants vernaculaires bibliques non versifiés des années 50... (Deiss). Les chants du renouveau misent plus sur la paraphrase biblique...
Les mélodies grégoiennes sont modales. Les mélodies vernaculaires sont tonales. Elles sont d'un ordre culturel beaucoup plus restreint, européen, de la musique classique, ou de ses dérivés populaires... (Donc bien moins universelles.)
Les mélodies grégoriennes sont d'un rythme organique, verbal, assujetti au texte (au moins une telle interprétation des neumes est possible, et, je dirai, tout à fait de tradition dans l'Eglise). Les mélodies vernaculaires sont d'un rythme contraignant, mécanique, s'imposant au texte...
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